Home Accueil L’ancien conseiller américain à la sécurité nationale Bolton a été inculpé et a plaidé non coupable de 18 chefs d’accusation | Fuite d’informations sur la défense | Retenue d’informations sur la défense | Bundy

L’ancien conseiller américain à la sécurité nationale Bolton a été inculpé et a plaidé non coupable de 18 chefs d’accusation | Fuite d’informations sur la défense | Retenue d’informations sur la défense | Bundy

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John Bolton, ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a été officiellement inculpé jeudi 16 octobre par un grand jury fédéral du Maryland. Il est soupçonné d’avoir conservé illégalement des documents confidentiels de son passage à la Maison Blanche et d’avoir partagé des informations sensibles avec des proches. L’ancien haut fonctionnaire de 76 ans a plaidé non coupable vendredi de l’ensemble des 18 chefs d’accusation retenus contre lui.

Les accusations portent sur des faits présumés s’étendant d’avril 2018 à août 2025. Selon les procureurs, John Bolton aurait divulgué à deux personnes de son entourage plus de 1 000 pages d’informations, dont certaines classifiées, relatives à ses fonctions de conseiller à la sécurité nationale. Ces informations auraient été compilées dans des journaux personnels, potentiellement destinés à un livre en cours d’écriture. Il est notamment allégué que des renseignements « Top Secret », obtenus lors de réunions avec des officiels américains, de briefings de renseignement ou de rencontres avec des dirigeants étrangers, auraient été partagés.

L’acte d’accusation détaille également la conservation de documents et notes liés à la défense, y compris des informations classifiées, au domicile de l’ancien conseiller dans le comté de Montgomery, dans le Maryland. Un élément notable est la mention qu’un représentant de John Bolton avait signalé au gouvernement en 2021 une attaque de pirates informatiques liés au régime iranien contre ses courriels. Cependant, aucun signalement n’aurait été fait concernant la transmission d’informations confidentielles par Bolton vers ce compte de messagerie, ni quant à l’obtention de ces données par les cybercriminels.

Des sources proches du dossier, citées par l’Associated Press, ont identifié les deux proches mentionnés dans l’acte d’accusation comme étant l’épouse et la fille de John Bolton. L’avocat de ce dernier, Abbe Lowell, a fermement démenti ces allégations, affirmant que son client n’a ni partagé ni stocké illégalement d’informations confidentielles.

L’enquête ouverte en 2022 fait suite au départ de John Bolton de l’administration Trump, où il a servi comme conseiller à la sécurité nationale pendant plus d’un an avant d’être limogé, les deux hommes étant en désaccord sur plusieurs dossiers de sécurité nationale.

Interrogé jeudi à la Maison Blanche sur cette affaire, le président Trump a déclaré : « Je ne sais pas. Je ne le savais pas jusqu’à ce que vous me le demandiez, mais je pense que c’est une mauvaise personne. Je pense que c’est une mauvaise personne. »

La procureure générale, Pamela Bondi, a souligné que « quiconque abuse de son pouvoir et met en danger la sécurité nationale sera tenu pour responsable. Personne n’est au-dessus des lois. »

Chaque chef d’accusation, en cas de condamnation, est passible d’une peine maximale de dix ans de prison. John Bolton a été libéré sous caution, et une audience est prévue le 21 novembre prochain pour cette affaire.

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