Ancien membre des Navy SEAL, Kurt Olsen, a été nommé par l’ancien président Donald Trump au poste de « directeur de la sécurité et de l’intégrité des élections ». Sa mission : enquêter sur les allégations de fraude électorale lors de l’élection présidentielle de 2020, malgré de multiples rejets judiciaires de ses demandes et des sanctions pour fausses déclarations.
À retenir
- Kurt Olsen, ancien Navy SEAL, a été nommé par Donald Trump pour enquêter sur les élections de 2020, malgré un historique de sanctions judiciaires pour fausses déclarations.
- Olsen a accès à des renseignements classifiés de la CIA et de la NSA, suscitant l’inquiétude des démocrates quant à son influence sur les futures élections.
- Son implication a conduit à une perquisition du FBI dans le comté de Fulton, en Géorgie, concernant les bulletins de vote de 2020.
Contexte
En mai 2011, quelques jours après l’opération qui a mené à la mort d’Oussama ben Laden, Kurt Olsen, avocat basé dans le Maryland, a été contacté par le Baltimore Sun. Il avait servi dans les équipes SEAL à la fin des années 1980, l’un des deux membres de sa promotion de l’Académie navale à réussir l’entraînement rigoureux. Olsen a alors décrit les deux qualités essentielles d’un Navy SEAL : « ne jamais abandonner et toujours réfléchir ». Il a expliqué qu’un membre des forces spéciales ne se précipiterait pas tête baissée, mais analyserait plutôt la situation pour minimiser les risques.
Olsen a évoqué les épreuves extrêmes de son entraînement, notamment l’hypothermie provoquée par l’immersion dans les eaux glaciales du Pacifique et un test de natation sous-marine de 50 mètres sans respirer. Il a souligné que la capacité à persévérer, même face à l’échec, était cruciale. « Si et quand vous devenez SEAL, vous savez que votre coéquipier a suivi un niveau d’entraînement très intense et qu’il n’abandonnera pas », a-t-il déclaré. « Vous pouvez compter sur cette personne sans hésitation pour votre vie. »
Quinze ans plus tard, cette même détermination a été mise au service d’une quête controversée : prouver que l’élection présidentielle de 2020 a été truquée. Malgré le rejet systématique de ses demandes par les tribunaux et les sanctions pour fausses déclarations, Olsen n’a pas relâché ses efforts. Ses anciens associés l’ont même radié du cabinet d’avocats qu’il avait contribué à fonder, et des organisations juridiques ont demandé la suspension de sa licence.
Ce qui change
En octobre 2025, Donald Trump a nommé Kurt Olsen « directeur de la sécurité et de l’intégrité des élections », lui donnant accès à des renseignements classifiés de la CIA et de la NSA. Cette nomination a déclenché une perquisition du FBI dans le comté de Fulton, en Géorgie, concernant les bulletins de vote de 2020, supervisée par Tulsi Gabbard, ancienne candidate à la présidence. Le comté de Fulton a contesté cette perquisition devant les tribunaux, arguant que l’affidavit du FBI dissimulait le fait qu’Olsen avait été sanctionné pour avoir fait des déclarations fausses et non fondées sur les élections.
Olsen aurait également exercé des pressions sur une entreprise d’IA pour qu’elle produise des preuves de fraude électorale, mais celle-ci a refusé. Son rôle inquiète les démocrates, qui craignent qu’il ne devienne un acteur clé dans les efforts visant à remettre en question les résultats des futures élections.
Prochaines étapes
L’influence croissante d’Olsen auprès de Donald Trump et de son entourage de négationnistes des élections suscite des préoccupations quant à l’avenir de la démocratie américaine. Les démocrates surveilleront de près ses actions et ses recommandations, ainsi que l’utilisation des renseignements classifiés auxquels il a accès.
Chiffres clés
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Sources
« In the Matter of Kurt Olsen », PDJ 2024-9004, Cour suprême de l’Arizona.