Publié le 2025-11-06 17:23:00. La pollution atmosphérique reprend ses droits dans la capitale indienne et sa région, plongeant la population dans une brume toxique. Après une brève accalmie, l’indice de qualité de l’air (IQA) est repassé en catégorie « très mauvais », et aucune amélioration significative n’est prévue dans les prochains jours.
- L’IQA à Delhi a atteint 311, marquant un retour dans la catégorie « très mauvais » après être descendu à 202 (« médiocre ») la veille.
- Les particules fines PM2,5 restent le principal responsable de cette dégradation de la qualité de l’air.
- Les villes environnantes de la Région de la Capitale Nationale (RCN) enregistrent des niveaux de pollution classés « mauvais » ou « pauvres ».
Les habitants de Delhi et de la RCN suffoquent à nouveau sous un épais manteau de smog. Jeudi matin, l’indice de qualité de l’air (IQA) à Delhi s’élevait à 278, mais les niveaux de pollution ont rapidement grimpé pour atteindre 311 dans la journée, replongeant la capitale dans la catégorie « très mauvais ». Ce retournement intervient après une courte période d’amélioration mercredi, où l’IQA était retombé à 202, soit la catégorie « médiocre ».
Selon les prévisions du Centre pour la science et l’environnement (CSE), la situation ne devrait guère s’améliorer dans les six prochains jours, la qualité de l’air restant dans la catégorie « très mauvaise ». Les particules fines PM2,5 sont identifiées comme le polluant prédominant, contribuant massivement à cette détérioration inquiétante de l’air.
Les villes avoisinantes de la RCN ne sont pas épargnées. Noida, Greater Noida, Gurugram et Faridabad affichent des IQA dans les catégories « mauvais » ou « pauvres », selon les données du Central Pollution Control Board (CPCB). Dans l’État d’Haryana, Faridabad enregistre un IQA moyen de 218, tandis que Manesar atteint 269, tous deux classés comme « mauvais » par le CPCB. Pour Noida et Greater Noida, les chiffres sont respectivement de 257 et 228, et Ghaziabad frôle le niveau critique avec 266, toujours dans la catégorie « pauvre ».
Le département météorologique anticipe une augmentation progressive de la vitesse du vent jusqu’à 15 km/h en provenance du nord-ouest l’après-midi, avant qu’elle ne retombe à moins de 10 km/h en soirée et dans la nuit du 6 novembre. Cette légère brise pourrait offrir un répit temporaire, mais ne devrait pas suffire à dissiper le smog de manière significative.
Le CPCB définit les différentes catégories de l’IQA : de 0 à 50 (« bon », impact minimal), 51 à 100 (« satisfaisant », gêne respiratoire mineure pour les personnes sensibles). Au-delà, la situation se complique : 101 à 200 (« modéré », gêne respiratoire pour les personnes atteintes de maladies pulmonaires ou cardiaques), 201 à 300 (« médiocre », gêne pour la majorité des personnes en cas d’exposition prolongée), 301 à 400 (« très mauvais », maladies respiratoires lors d’exposition prolongée), et 401 à 500 (« sévère », impact sur les personnes en bonne santé et aggravation des maladies existantes).