Publié le 23 février 2026 à 21h10. Six pays européens, dont l’Allemagne, la France et l’Italie, s’accordent pour accélérer la création d’une union des marchés de capitaux, une initiative visant à stimuler la croissance et la compétitivité des entreprises européennes.
- L’Allemagne, sous l’impulsion du ministre fédéral des Finances Lars Klingbeil, propose une feuille de route pour renforcer l’union de l’épargne et de l’investissement.
- Une réforme des retraites est présentée comme une opportunité majeure pour diriger davantage d’épargne vers les marchés financiers et les start-up.
- Une loi visant à limiter les risques liés aux fonds est saluée comme un moyen de libérer le secteur financier de la bureaucratie.
Selon le Dr Rottwilm, cette accélération est essentielle pour garantir que les entreprises, en particulier les PME et les jeunes pousses, aient un accès plus facile aux capitaux propres. Il souligne que cela renforcera la croissance, la compétitivité et la souveraineté technologique de l’Europe, un signal fort dans le contexte mondial actuel.
Le ministre Klingbeil s’appuie sur le document FIVE, élaboré par Jörg Kukies et Christian Noyer, pour définir une stratégie claire. L’union de l’épargne et de l’investissement est au cœur de cette approche, avec l’objectif d’attirer davantage de capital institutionnel vers le secteur technologique et de favoriser les introductions en bourse. Pour cela, l’Allemagne plaide pour la création d’un Nasdaq européen dédié aux entreprises à forte croissance.
La nouvelle loi sur l’aide à la localisation a déjà permis de lever un obstacle majeur en facilitant l’investissement des capitaux institutionnels dans les start-up. Cependant, le Dr Rottwilm estime que des efforts supplémentaires sont nécessaires, notamment une réforme des retraites qui pourrait libérer des fonds considérables. Il insiste sur la nécessité de faire sortir l’épargne « de sous l’oreiller » et de l’orienter vers les marchés financiers.
La loi de limitation des risques des fonds, actuellement examinée par le Bundestag, est présentée comme une « loi de maximisation des opportunités des fonds ». Elle vise à alléger la réglementation et à renforcer le marché des capitaux, et bénéficie d’un large soutien de l’industrie.
Concernant les propositions du SPD d’imposer des impôts supplémentaires sur les plus-values, le Dr Rottwilm met l’accent sur l’importance de favoriser l’investissement privé. Il plaide pour une réforme en profondeur de la prévoyance privée afin d’intégrer davantage les marchés des capitaux et de permettre à un plus grand nombre de personnes de bénéficier des performances des entreprises et des marchés financiers. Il appelle à créer un « marché des capitaux pour tous ».