Onze personnes ont péri lors de frappes américaines menées lundi soir contre trois navires suspectés de trafic de drogue dans l’est de l’océan Pacifique et en mer des Caraïbes. Ces opérations s’inscrivent dans une stratégie plus large de l’administration Trump visant à contrer les flux de stupéfiants vers les États-Unis.
Selon un communiqué publié sur X (anciennement Twitter) par le Commandement Sud des États-Unis (SOUTHCOM), les navires ciblés empruntaient des routes maritimes connues pour être utilisées par les trafiquants. « Ces navires étaient engagés dans des opérations de trafic de stupéfiants », a précisé SOUTHCOM.
Le bilan des frappes est le suivant : quatre décès sur le premier navire dans le Pacifique Est, quatre sur le second également dans cette zone, et trois dans les Caraïbes. L’armée américaine assure qu’aucun de ses personnels n’a été blessé lors de ces actions. Une vidéo diffusée par le Commandement Sud montre des missiles frappant les embarcations, suivies d’images de navires en flammes.
À ce stade, l’armée américaine n’a présenté aucune preuve concrète étayant les accusations de trafic de drogue à l’encontre des occupants de ces navires. Ces opérations interviennent dans un contexte de renforcement des interventions américaines en Amérique centrale et en Amérique du Sud depuis la réélection de Donald Trump en janvier de l’année dernière.
Le président Trump a déjà justifié de telles actions comme nécessaires pour lutter contre le trafic de drogue. Cependant, ces opérations militaires suscitent des inquiétudes au sein du Congrès américain, certains parlementaires craignant qu’elles ne constituent des crimes de guerre.
En début de janvier, les forces américaines avaient procédé à l’arrestation du président vénézuélien Nicolás Maduro, qui a ensuite été transféré à New York où il a été inculpé pour plusieurs chefs d’accusation, notamment conspiration en lien avec le narcoterrorisme.