Le marché américain poursuit sa dynamique haussière, franchissant un nouveau cap symbolique avec un Dow Jones dépassant les 50 000 points. Cette performance intervient dans un contexte de solides fondamentaux économiques et de politiques favorisant la croissance, selon des analyses récentes.
L’indice Dow Jones a clôturé la journée en hausse de plus de 1 100 points, affichant une progression d’environ 2 %, tout comme l’indice S&P 500. Selon Larry Kudlow, animateur de FOX Business, cette progression est le fruit de politiques économiques saines et d’une rentabilité des entreprises en hausse.
« Félicitations à l’Amérique », a déclaré l’ancien président Donald Trump sur son réseau social Truth Social, suite à cette performance du Dow Jones.
Les bénéfices des entreprises, considérés comme le moteur de la croissance boursière, restent solides, avec des estimations de gains futurs affichant une progression à deux chiffres. Cette rentabilité est notamment portée par une augmentation de la productivité, où les coûts unitaires de main-d’œuvre augmentent à peine de 1 %. Ce phénomène, selon les experts, est un indicateur favorable d’une faible inflation et d’une économie en expansion.
Plusieurs mesures prises sous l’administration Trump sont pointées du doigt comme des catalyseurs de cette croissance. Il s’agit notamment de la loi sur les réductions d’impôts, de la politique énergétique axée sur l’exploitation des ressources nationales (« forez, bébé, forez ») et d’une approche du commerce international privilégiant la réciprocité.
En outre, on observe un boom des investissements des entreprises, un phénomène appelé « intensification du capital », qui contribue à l’augmentation de la productivité et des salaires réels des travailleurs de la classe moyenne. Il est estimé qu’environ 135 millions d’Américains sont investis en bourse, via des plans d’épargne retraite (401k), des comptes individuels de retraite (IRA), des comptes de courtage ou des fonds de pension.
L’administration Trump a également mis en place des comptes d’épargne pour les nouveau-nés, une initiative saluée par Scott Bessent, un expert financier, comme un « acompte générationnel sur le rêve américain ». Chaque enfant éligible recevra une contribution initiale de 1 000 dollars (environ 920 euros) investie sur le marché boursier américain.
La confiance des consommateurs, en hausse pour la troisième fois consécutive, a également joué un rôle dans cette reprise boursière, atteignant son niveau le plus élevé depuis six mois. Bien que certains experts soulignent un biais démocrate dans cette enquête, ils suggèrent que certains électeurs pourraient reconsidérer leurs opinions sur l’économie.
Par ailleurs, une étude récente de Kim Strassel, publiée dans le Wall Street Journal, fait état d’une réduction significative des perspectives de déficit budgétaire fédéral. Russell Vought, directeur du Bureau de la gestion et du budget, estime cette réduction à près de 12 000 milliards de dollars (environ 11 160 milliards d’euros). Cette diminution est attribuée à la loi sur les réductions d’impôts (2 000 milliards de dollars), à une croissance économique supérieure à 3 % (5 600 milliards de dollars) et aux recettes douanières (290 milliards de dollars en 2025, soit 4 000 milliards de dollars sur dix ans). La réduction des frais d’intérêts s’élève à 1 800 milliards de dollars (environ 1 668 milliards d’euros).
« Tout va bien et tout est capturé par un marché boursier rugissant », a conclu Larry Kudlow, invitant les Américains à profiter de cette conjoncture favorable.