Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a lancé un appel ferme à l’Europe pour qu’elle reprenne le contrôle de ses frontières, revitalise son industrie technologique et abandonne ce qu’il considère comme une obsession néfaste pour les politiques climatiques. Son discours, prononcé lors de la Conférence de Munich sur la sécurité, marque une rupture avec l’approche traditionnelle américaine en matière de relations transatlantiques.
Rubio a souligné la vigueur de l’économie américaine, citant une croissance de 4 % ou plus, une productivité en hausse, une position dominante dans le secteur de l’énergie et des marchés boursiers atteignant des sommets historiques. Il a également mis en avant l’essor de l’emploi privé et la diminution des déficits commerciaux et budgétaires. Dans ce contexte, il a affirmé que les États-Unis n’ont aucun intérêt à « gérer un État-providence mondial ou à expier les prétendus péchés des générations passées ».
Le secrétaire d’État a critiqué l’attention excessive accordée au changement climatique, qu’il juge responsable de la désindustrialisation de l’Europe et des difficultés économiques persistantes du continent. Il a également dénoncé les « énormes États-providence » qui, selon lui, ont entravé les dépenses de défense adéquates en Europe. Rubio a qualifié le mondialisme de « dangereuse illusion ».
Il a également pointé du doigt le rôle limité des Nations Unies dans la résolution de crises telles que le narcoterrorisme à Gaza, en Ukraine, en Iran et au Venezuela, soulignant que les États-Unis, sous la direction du président Trump, ont pris les devants dans ces situations. Il a également insisté sur la nécessité d’une politique commerciale de réciprocité, mettant fin aux pratiques protectionnistes et aux subventions qui désavantagent l’Amérique.
« Nous, en Amérique, n’avons aucun intérêt à être des gardiens polis et ordonnés du déclin géré de l’Occident », a déclaré Rubio, résumant ainsi sa vision d’une Amérique affirmant ses propres intérêts et encourageant l’Europe à faire de même. Il a appelé les nations européennes à retrouver leur souveraineté et à cesser de s’attaquer aux entreprises technologiques américaines.
Rubio a conclu son discours en évoquant l’héritage commun de la civilisation occidentale, rappelant les contributions des explorateurs italiens, des colons anglais, des commerçants de fourrures français et des traditions équestres espagnoles. Il a souligné l’importance de la foi, de la culture, du patrimoine et de la langue chrétienne dans la formation de cette civilisation.
Le discours a été accueilli par une standing ovation, témoignant de l’influence grandissante de Rubio, tant en tant que sénateur qu’en tant que chef de la diplomatie américaine. Il reste à voir si ses paroles auront un impact significatif sur les politiques européennes et dans d’autres régions du monde.