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L’Association britannique du Barreau israélien met en garde contre le boycott des organisations cinématographiques israéliennes par les stars d’Hollywood | Vogue Japon

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Hollywood sous pression : un boycott culturel envers Israël se heurte à des avertissements juridiques au Royaume-Uni.

Une campagne de boycott visant les organisations cinématographiques israéliennes jugées complices de la situation à Gaza suscite une vive réaction outre-Manche. L’Association britannique du barreau israélien a adressé une lettre d’avertissement aux poids lourds de l’industrie audiovisuelle, y compris Netflix, Disney et Amazon Studios, affirmant que cette initiative pourrait enfreindre la législation britannique anti-discrimination.

L’objet de ces craintes est la loi sur l’égalité de 2010 (« Equality Act 2010 »), un texte législatif majeur visant à combattre la discrimination et le racisme. Selon l’Association, s’engager dans des actions contraires à cette loi pourrait exposer les organisations à des poursuites judiciaires. Elle met en garde contre la création d’un précédent dangereux, où individus et entités seraient jugés et exclus sur la seule base de leur nationalité, origine ethnique ou religion.

Cette missive a été adressée à un large éventail d’acteurs de l’industrie, allant des plateformes de streaming internationales (Netflix, Disney, Amazon Studios, Apple) aux grands studios américains (Warner Bros. Discovery), en passant par des diffuseurs britanniques renommés tels que la BBC, Film4 et ITV. Les institutions cinématographiques comme le British Film Institute (BFI) et la Pact (l’association des producteurs de films et de télévision britanniques), ainsi que des agents artistiques influents (Curtis Brown, United Agents) et des syndicats majeurs (Bectu, Equity), figurent également parmi les destinataires.

Au-delà des implications juridiques, l’Association du Barreau anglo-israélien a également souligné les conséquences financières potentielles. Le risque accru de litiges pourrait rendre l’assurance production cinématographique inapplicable. De plus, la plupart des organismes de financement, y compris le BFI, exigent le respect de la loi sur l’égalité. Cela pourrait priver les productions de financements ou entraîner le retrait de fonds déjà accordés.

Cette controverse trouve son origine dans une lettre ouverte publiée en septembre par « Film Workers for Palestine », une organisation bénévole de l’industrie cinématographique. Ce collectif y déclarait son intention de ne pas participer à des projections, apparitions ou autres activités au sein d’institutions israéliennes qu’il soupçonne d’être impliquées dans ce qu’il qualifie de « génocide et d’apartheid » contre le peuple palestinien. L’organisation définit l' »implication » comme le fait de « dissimuler ou de justifier le génocide et l’apartheid, et/ou de coopérer avec les gouvernements qui les exécutent ».

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