Publié le 06 novembre 2025. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, pourrait faire les frais d’une conversation tendue avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, qui aurait mené à l’annulation d’une rencontre entre Vladimir Poutine et Donald Trump. Des indices pointent vers un possible recul diplomatique du chef de la diplomatie russe.
Sergueï Lavrov, figure emblématique du ministère russe des Affaires étrangères depuis plus de deux décennies, a brillé par son absence lors d’une réunion cruciale du Conseil de sécurité russe, présidée le 5 novembre par Vladimir Poutine. Selon des informations issues de la presse russe, cette absence, qualifiée de « consensuelle », intervient dans un contexte de préparatifs pour une reprise potentielle des essais nucléaires, une décision impulsée par le président russe. M. Lavrov serait le seul membre permanent du Conseil de sécurité à ne pas avoir pris part à ces discussions.
Parallèlement, le chef de la diplomatie russe a été déchu de son rôle de chef de délégation pour le prochain sommet du G20 qui se tiendra en novembre. C’est le premier adjoint à l’administration présidentielle russe, Maksim Orechkine, qui le remplacera. Le Kremlin, par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, a précisé que cette nomination était une décision directe de Vladimir Poutine.
Ces développements surviennent après une série d’événements diplomatiques tendus. Le 20 octobre, un échange téléphonique entre Sergueï Lavrov et Marco Rubio avait mis l’accent sur la nécessité de discussions entre la Russie et les États-Unis pour résoudre le conflit en Ukraine. Cependant, le 21 octobre, Lavrov avait rejeté l’idée d’une cessation immédiate des hostilités. Suite à ces échanges, les États-Unis avaient reporté une rencontre bilatérale entre Lavrov et Rubio, et suspendu les préparatifs d’une réunion entre Donald Trump et Vladimir Poutine.
Le 23 octobre, Donald Trump avait initialement indiqué avoir renoncé à rencontrer Vladimir Poutine, avant que ce dernier n’évoque un possible « report » de cette rencontre. Le 25 octobre, Trump a précisé qu’il ne souhaitait pas s’entretenir avec Poutine tant qu’un accord pour mettre fin à la guerre en Ukraine n’aurait pas été trouvé. Le 26 octobre, Sergueï Lavrov avait déclaré que sa conversation avec Marco Rubio s’était pourtant « très bien déroulée », un contraste frappant avec l’annulation subséquente de leur rendez-vous personnel.