Publié le 2024-02-29 10:30:00. Une étude épidémiologique de grande envergure suggère que la consommation régulière de café caféiné pourrait être associée à un risque réduit de démence et à une meilleure préservation des fonctions cognitives. Les résultats, basés sur un suivi de plus de 40 ans, ouvrent des pistes intéressantes pour la prévention de ces troubles.
- La consommation élevée de café caféiné est liée à une diminution de 18 % du risque de démence.
- Les buveurs de café caféiné présentent également un déclin cognitif subjectif moins prononcé.
- L’étude a suivi 131 821 participants pendant une période maximale de 43 ans.
Des chercheurs ont analysé les données de 131 821 personnes, en évaluant régulièrement leurs habitudes alimentaires, leur état cognitif (perçu et mesuré objectivement) et l’apparition éventuelle de démence. L’objectif était de déterminer l’influence de différents types de café (caféiné, décaféiné) et de thé sur la santé cognitive à long terme.
Au terme de cette étude prospective, qui s’est étendue sur une période maximale de 43 ans, 11 033 participants ont développé une démence. L’analyse a révélé que les personnes ayant la plus forte consommation de café caféiné affichaient un risque de démence inférieur de 18 % par rapport à celles qui en consommaient peu ou pas. De plus, ces mêmes participants signalaient un déclin cognitif subjectif moins fréquent (7,8 % contre 9,5 %).
Les résultats suggèrent également que la consommation de café caféiné pourrait être associée à de meilleures performances aux tests évaluant les fonctions cognitives globales. Les chercheurs soulignent que le café et le thé contiennent des ingrédients bioactifs, tels que les polyphénols et la caféine, qui pourraient exercer un effet neuroprotecteur en réduisant l’inflammation et les dommages cellulaires.
Cette étude, menée auprès d’un large échantillon d’hommes et de femmes, apporte des éléments supplémentaires à la compréhension des facteurs susceptibles d’influencer le risque de démence et la préservation des fonctions cognitives. Des recherches complémentaires seront nécessaires pour confirmer ces résultats et déterminer les mécanismes précis en jeu.