Home Santé Le cancer du côlon n’est souvent découvert que tardivement : ce sont les signes avant-coureurs

Le cancer du côlon n’est souvent découvert que tardivement : ce sont les signes avant-coureurs

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Le cancer colorectal, l’un des cancers les plus fréquents en Allemagne, progresse souvent silencieusement pendant des années. La reconnaissance précoce des premiers signes est cruciale, comme l’a tragiquement illustré le cas de l’acteur James Van Der Beek, emporté par cette maladie à l’âge de 48 ans.

L’acteur, connu pour son rôle dans la série « Dawson’s Creek », avait reçu un diagnostic de cancer colorectal avancé à l’âge de 46 ans. Malgré une alimentation saine, une activité physique régulière et l’absence d’antécédents familiaux, il avait initialement attribué des changements dans ses habitudes intestinales à sa consommation de café.

« Je pensais que je devrais peut-être arrêter de boire du café », avait-il confié dans une interview. « Ou peut-être arrêter de mettre de la crème dans mon café. Mais quand j’ai laissé ça de côté et que ça ne s’est pas amélioré, je me suis dit : ‘D’accord, je ferais mieux de faire vérifier ça.’ » Une coloscopie a révélé un cancer de stade 3.

Le cancer colorectal se caractérise par un développement lent, ce qui explique l’absence fréquente de symptômes au début de la maladie. C’est pourquoi de nombreux patients ne détectent pas la tumeur avant qu’elle ne soit plus avancée. Lorsque des signes apparaissent, ils sont souvent non spécifiques et peuvent être confondus avec d’autres affections moins graves.

Symptômes précoces à surveiller

Les premiers signes du cancer colorectal peuvent inclure :

  • Modifications des selles : constipation ou diarrhée, parfois alternées.
  • Besoin fréquent d’aller à la selle : notamment à des moments inhabituels.
  • Présence de sang dans les selles : rouge vif (suggérant une tumeur dans le rectum) ou foncé/noir (indiquant une localisation plus haute dans le côlon).
  • Selles malodorantes ou fines comme un crayon.
  • Écoulement de mucus ou de sang par le rectum.
  • Sensation d’évacuation incomplète.
  • Flatulences excessives, pouvant entraîner une incontinence fécale.
  • Bruits intestinaux forts et fréquents.
  • Satiété précoce, même après avoir peu mangé.
  • Douleur lors de la défécation.
  • Sueurs nocturnes.

Symptômes à un stade avancé

À un stade plus avancé, le cancer colorectal peut provoquer :

  • Fatigue intense, pâleur et anémie.
  • Perte d’appétit et perte de poids inexpliquée.
  • Nausées et vomissements.
  • Fièvre légère.
  • Douleurs abdominales ou crampes.
  • Douleurs dans le bassin ou le bas du dos.
  • Sensation de masse abdominale.
  • Occlusion intestinale : une urgence médicale nécessitant une intervention rapide.

Il est important de noter que ces symptômes ne sont pas toujours liés à un cancer colorectal. D’autres affections gastro-intestinales, telles que les infections intestinales, les intolérances alimentaires (lactose, gluten), le syndrome de l’intestin irritable, les hémorroïdes, les inflammations de la muqueuse gastrique, les ulcères d’estomac ou les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (maladie de Crohn, colite ulcéreuse), peuvent provoquer des symptômes similaires.

Causes et facteurs de risque

Le cancer colorectal résulte de mutations cellulaires qui entraînent une croissance incontrôlée. Il débute généralement par la formation de polypes intestinaux, qui peuvent rester bénins, mais qui peuvent également évoluer vers un cancer sur plusieurs années. Environ 90 % des cancers colorectaux sont précédés par la dégénérescence de polypes.

Plusieurs facteurs de risque sont associés au cancer colorectal :

  • Âge : le risque augmente avec l’âge.
  • Alimentation : pauvre en fibres, riche en graisses et en viande rouge.
  • Manque d’activité physique.
  • Surpoids et obésité : indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 25.
  • Consommation excessive d’alcool.
  • Tabagisme.
  • Maladies inflammatoires chroniques de l’intestin.
  • Prédisposition génétique : cancer colorectal familial (25 à 30 % des cas) ou héréditaire (5 à 8 % des cas).

Dépistage : la clé de la prévention

En France, le dépistage du cancer colorectal est recommandé pour les personnes âgées de 50 à 75 ans. Il comprend :

  • Test de recherche de sang occulte dans les selles : effectué annuellement à partir de 50 ans. Le test immunologique (iFOBT) a remplacé le test hémocculte (gFOBT) en 2017 en raison de sa plus grande précision.
  • Coloscopie : proposée à partir de 50 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes, puis tous les 10 ans en l’absence de polypes.

Il est essentiel de consulter un médecin rapidement en cas de symptômes inquiétants, même en dehors des programmes de dépistage. Une coloscopie peut être réalisée à tout moment et est remboursée par l’Assurance Maladie.

La prévention du cancer colorectal repose sur un dépistage régulier et un mode de vie sain : une alimentation équilibrée, une activité physique régulière, le maintien d’un poids normal, une consommation modérée d’alcool et l’arrêt du tabac.

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