Home Accueil Le cas des 300 autruches sacrifiées au Canada au milieu d’une énorme controverse qui a atteint les États-Unis.

Le cas des 300 autruches sacrifiées au Canada au milieu d’une énorme controverse qui a atteint les États-Unis.

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Publié le 2025-11-08 13:36:00. La décision d’abattre plus de 300 autruches en Colombie-Britannique, en raison de cas de grippe aviaire, a déclenché une vive controverse, attirant des personnalités politiques américaines et des militants canadiens, et soulevant des questions sur le rôle du gouvernement dans la gestion sanitaire.

  • Plus de 300 autruches ont été abattues sur une ferme en Colombie-Britannique après la confirmation de cas de grippe aviaire H5N1.
  • L’affaire a donné lieu à une bataille juridique prolongée, impliquant des personnalités américaines telles que Robert F. Kennedy Jr. et le Dr Mehmet Oz.
  • Les propriétaires de la ferme et leurs partisans dénoncent une décision jugée disproportionnée et un dépassement des prérogatives gouvernementales.

La nuit de jeudi à vendredi a été marquée par l’abattage de plus de 300 autruches dans la ferme Universal Ostrich Farms, en Colombie-Britannique. Cette décision, confirmée par les autorités sanitaires canadiennes, met un terme à une affaire qui a captivé l’attention bien au-delà des frontières canadiennes.

L’intervention des agents en tenue de protection a mis fin à des mois de suspense et de bataille juridique. La ferme, qui élève des autruches pour la consommation et la recherche médicale, avait épuisé tous les recours légaux pour s’opposer à l’ordonnance d’abattage émise par l’Agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA). La Cour suprême du Canada a rejeté leur pourvoi jeudi matin, ouvrant la voie à l’exécution de la décision.

Le sort de ces oiseaux est devenu un symbole inattendu, mobilisant un groupe hétéroclite de partisans. Parmi eux figurent des militants canadiens opposés aux mesures sanitaires, une figure controversée comme Tamara Lich, ainsi que des personnalités américaines de premier plan. Le milliardaire new-yorkais John Catsimatidis, fervent défenseur de la ferme, a appelé à une enquête approfondie et a même suggéré une intervention du ministère de la Justice américain si le Canada ne coopérait pas.

Robert F. Kennedy Jr., secrétaire américain à la Santé et critique affiché des politiques de santé publique, a tenté d’intervenir auprès des autorités canadiennes. Il a proposé de mener des études à long terme sur l’immunité des autruches face à la grippe aviaire, arguant qu’il était plus judicieux d’étudier cette population plutôt que de « tuer sans discernement ». Le Dr Mehmet Oz, ancien membre de l’administration Trump, a quant à lui offert d’accueillir les autruches dans sa ferme en Floride, une proposition refusée par les propriétaires qui souhaitaient que l’affaire reste au Canada.

L’abattage des autruches a été ordonné à la fin de l’année dernière, suite à la découverte de deux cas de grippe aviaire H5N1 chez les oiseaux, dans le cadre d’une épidémie ayant déjà causé la mort de 69 autres volatiles. Les propriétaires de la ferme ont contesté la décision, estimant que le gouvernement canadien dépassait ses prérogatives. Des manifestations ont eu lieu devant la ferme, témoignant de la forte polarisation suscitée par cette affaire.

Face à la pression, le ministre canadien de la Justice, Sean Fraser, a réaffirmé jeudi son soutien aux actions de l’ACIA, soulignant l’importance de protéger la santé publique et les ressources alimentaires du pays. « Il est important que le ministre de l’Agriculture et l’ACIA puissent protéger la santé des Canadiens et les aliments que nous consommons », a-t-il déclaré.

Cependant, la controverse persistante met en lumière les profondes divergences d’opinions sur les politiques de santé publique, tant au Canada qu’aux États-Unis. Des experts comme Jeremy Snyder, professeur de santé publique à l’Université Simon Fraser, observent que de telles affaires « offrent un terrain idéal pour ceux qui s’opposent aux abus de pouvoir gouvernementaux ». L’ACIA, de son côté, défend ses protocoles, alignés sur ceux de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), comme essentiels à la prévention de la propagation des maladies.

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