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Le Chikungunya revient : l’OPS met en garde contre des épidémies

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Publié le 12 février 2026. Le Suriname fait face à une recrudescence du chikungunya après plus de dix ans d’absence, une situation qui inquiète les autorités sanitaires face à la résistance croissante des moustiques aux insecticides.

  • Le Suriname a signalé une reprise de la transmission locale du virus chikungunya.
  • Le moustique Aedes aegypti, vecteur du virus, est devenu résistant au malathion, un insecticide couramment utilisé.
  • L’Organisation panaméricaine de la santé (OPS) alerte sur une augmentation globale des cas de chikungunya dans les Amériques.

Après une décennie sans cas, le Suriname se trouve confronté à une nouvelle épidémie de chikungunya, une maladie virale transmise par les moustiques Aedes aegypti. Cette résurgence s’inscrit dans un contexte régional préoccupant, avec une augmentation des cas observée en Guyane et en Guyane française, ainsi que dans d’autres pays d’Amérique depuis fin 2025. En 2025, plus d’un demi-million de cas ont été recensés dans le monde, dont plus de 300 000 dans les Amériques, entraînant 170 décès dans la région.

Le ministre surinamais de la Santé, de la Protection sociale et du Travail, André Misiekaba, a récemment informé l’Assemblée nationale de la situation. Il a notamment souligné la résistance du moustique vecteur au malathion, un insecticide traditionnellement utilisé pour lutter contre sa prolifération. Des demandes d’aide ont été adressées à des pays amis pour obtenir des pesticides. La Barbade s’est montrée disposée à fournir des produits chimiques, mais des difficultés logistiques ont entravé leur transport. L’Agence de la santé publique est prête à lancer des opérations de pulvérisation dès que les moyens de transport seront disponibles.

« Je constate encore que ce sujet n’est pas pris assez au sérieux. Nous vous demandons de nettoyer les bidons, les pneus de voiture et autres objets pouvant retenir de l’eau, car les moustiques s’y reproduisent. Si vous stockez de l’eau dans des fûts ou des réservoirs Duro, assurez-vous qu’ils sont bien recouverts. Si vous avez des fleurs dans des vases, changez l’eau quotidiennement. Ce sont des mesures simples que nous pouvons tous prendre pour contribuer préventivement et rendre la vie aussi difficile que possible aux moustiques. Le gouvernement s’occupe également de la collecte des encombrants. Il y aura une action à grande échelle, à l’échelle nationale. »

André Misiekaba, ministre de la Santé, de la Protection sociale et du Travail

Le chikungunya se manifeste par une forte fièvre, des douleurs articulaires intenses et d’autres symptômes pouvant persister longtemps. La présence du moustique Aedes aegypti dans les régions intertropicales, combinée à des températures élevées, favorise la propagation de la maladie. L’OPS précise que les génotypes asiatique et ECSA du virus circulent actuellement, ce qui souligne la nécessité d’une surveillance épidémiologique renforcée et d’une réponse rapide.

L’OPS appelle les pays de la région à renforcer les contrôles épidémiologiques et de laboratoire, à garantir une prise en charge clinique adéquate, en particulier pour les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes âgées, et à intensifier les mesures de lutte contre les moustiques. Le public est également invité à adopter des mesures de protection individuelles, telles que l’utilisation de répulsifs et l’élimination des eaux stagnantes, où les moustiques se reproduisent. L’organisation continue de suivre de près l’évolution de la situation et de soutenir les pays dans leurs efforts de prévention et de contrôle.

Pour plus d’informations sur le chikungunya, vous pouvez consulter le site de l’Organisation mondiale de la santé ici.

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