Publié le 8 février 2026 17:07:00. Une vaste opération menée dans la zone franche de la baie de Subic a permis de démanteler un réseau de remise à neuf et de commercialisation illégale d’appareils électroniques, entraînant l’arrestation de cinq individus et la saisie de marchandises d’une valeur de plus de 12 millions de pesos (environ 216 000 euros).
- Cinq personnes, dont quatre ressortissants chinois et un Philippin, ont été arrêtées.
- Plus de 2 400 ordinateurs portables remis à neuf et 65 téléphones portables ont été saisis.
- Les appareils saisis ne disposaient pas des certifications obligatoires pour la vente sur le marché intérieur.
Des agents du Groupe d’enquête et de détection criminelle (CIDG) ont démantelé un système illicite de remise à neuf et de commerce d’appareils électroniques dans la zone franche de la baie de Subic, révélant une opération qui détournait des produits destinés à l’exportation vers le marché local. L’opération, menée jeudi après-midi au parc Subic Bay Gateway, s’inscrit dans une lutte plus large contre la fraude économique et la protection des consommateurs aux Philippines.
L’équipe du CIDG, composée de l’unité de terrain régionale 3 et de l’unité de terrain de la ville d’Olongapo, a agi sur la base d’un mandat de perquisition pour violation de la loi sur la consommation des Philippines (loi de la République 7394). L’enquête a révélé que les suspects exploitaient une installation où des appareils électroniques étaient remis à neuf, alors qu’ils étaient initialement destinés uniquement à l’exportation.
Quatre ressortissants chinois, identifiés uniquement par les noms de « Yuan » (femme), « Liu », « Liang » et « Xiao » (tous des hommes), ainsi que leur collègue philippin, connu sous le nom de « Lori », ont été appréhendés. Tous sont des employés et des résidents de la ville d’Olongapo. Ils sont actuellement en détention et seront inculpés pour violation de la loi 7394, ainsi que pour d’éventuelles infractions fiscales.
La valeur totale des biens saisis, comprenant 2 400 ordinateurs portables remis à neuf et 65 téléphones portables, est estimée à 12 195 000 pesos (environ 216 000 euros). Un rapport adressé au directeur du CIDG, le Mgén. Robert Morico II, a souligné que les appareils saisis ne possédaient pas l’autorisation obligatoire du revendeur de la Commission nationale des télécommunications (NTC) ni la certification requise du ministère du Commerce et de l’Industrie (DTI), les rendant illégaux pour la vente sur le marché intérieur.
Selon un communiqué du CIDG,
« Ces appareils ont été assemblés et remis à neuf à l’intérieur de la zone franche, où toutes les opérations sont strictement destinées à l’exportation. Au lieu d’exporter, les suspects ont délibérément détourné ces produits de qualité inférieure vers le marché local pour échapper aux taxes et droits de douane appropriés. »
Les autorités soulignent que cette pratique illégale a non seulement entraîné des pertes financières importantes pour le gouvernement, mais a également créé une concurrence déloyale au détriment des entreprises locales légitimes. Le groupe n’avait aucune autorisation légale de la part du NTC pour vendre les appareils sur le marché national.
La direction du CIDG a félicité les unités opérationnelles pour cette saisie réussie, soulignant l’importance accordée par le chef de la police nationale philippine, le général Jose Melencio Nartatez Jr, à l’application de la loi.
« Cette opération souligne notre position inflexible contre toutes les formes de commerce illégal et de sabotage économique à travers le pays »
, a déclaré le CIDG dans un communiqué.
Le CIDG a réaffirmé son engagement à faire respecter les lois sur la protection des consommateurs et à poursuivre sans relâche les contrevenants, quelle que soit leur nationalité. Le public est invité à signaler toute activité commerciale suspecte à son bureau local du CIDG.
« Signalez les activités illégales dans vos localités, et le CIDG fera le reste »
, conclut le communiqué.