La pandémie de Covid-19 a eu des conséquences directes sur la survie des patients atteints de cancer, avec une baisse notable des taux de survie à court terme pour les personnes diagnostiquées en 2020 et 2021. Une étude récente révèle que les perturbations des services de santé ont contribué à une augmentation de la mortalité liée à la maladie.
Les recherches, publiées dans la revue JAMA Oncologie, analysent les données de registres nationaux et mettent en évidence une diminution des taux de survie à un an pour différents types de cancers pendant cette période. Plus d’1 million de personnes ont reçu un diagnostic de cancer durant ces deux années, entraînant environ 144 000 décès au cours de la première année suivant le diagnostic, quel que soit le stade de la maladie.
Selon les chercheurs, les interruptions de soins, telles que la réduction des dépistages, des diagnostics et des traitements, sont en grande partie responsables de cette baisse de survie. « Les perturbations dans les systèmes de santé pendant la pandémie ont probablement contribué à la faible survie observée », expliquent-ils. De nombreux patients ont également reporté ou annulé leurs consultations médicales par crainte de contracter le Covid-19, retardant ainsi le début des thérapies oncologiques.
L’impact de cette situation a été constaté sur plusieurs types de cancers, notamment le cancer colorectal, le cancer de la prostate et le cancer pancréatique. L’étude précise que la diminution de la survie est observée indépendamment du stade de la maladie au moment du diagnostic.
Les services de prévention, comme les mammographies et le dépistage du cancer du col de l’utérus, ont été considérablement réduits au début de la pandémie. Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américains estiment que ces réductions ont affecté la détection précoce de plusieurs cancers et pourraient avoir influencé les taux de mortalité ultérieurs.