Home Santé Le Covid pendant la grossesse pourrait être associé à un risque plus élevé d’autisme : étude

Le Covid pendant la grossesse pourrait être associé à un risque plus élevé d’autisme : étude

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Publié le 31 octobre 2025. Une étude américaine suggère un risque accru de troubles neurodéveloppementaux chez les enfants dont la mère a contracté la COVID-19 durant la grossesse. Cette recherche met en lumière l’importance de la prévention des infections maternelles pour la santé future du jeune enfant.

Une étude menée par des chercheurs du Massachusetts General Brigham à Boston révèle une probabilité accrue, de l’ordre de 29 %, que les enfants développent des troubles du neurodéveloppement avant l’âge de trois ans s’ils ont été exposés au SARS-CoV-2 in utero. Ces troubles peuvent inclure des retards de langage, des diagnostics d’autisme ou des atteintes motrices.

« Ces résultats indiquent que le Covid-19, comme d’autres infections pendant la grossesse, peut représenter un risque non seulement pour la mère, mais aussi pour le développement cérébral du fœtus », a déclaré Andrea Edlow, auteur principal de la recherche et spécialiste en médecine materno-fœtale à l’hôpital de Boston. « Cette constatation confirme l’importance d’essayer de prévenir l’infection au Covid-19 pendant la grossesse et revêt une importance particulière à un moment où la confiance du public dans les vaccins, y compris contre le Covid-19, diminue. »

L’étude, publiée dans la revue Obstetrics & Gynecology, a analysé les données de plus de 18 000 naissances vivantes enregistrées à Mass General Brigham entre mars 2020 et mai 2021. Parmi les 861 enfants nés de mères ayant contracté le COVID-19 pendant leur gestation, 16,3 % ont reçu un diagnostic de trouble neurodéveloppemental à trois ans. Ce chiffre contrastait avec les 9,7 % observés chez les 17 263 enfants nés de mères non infectées. Après ajustement pour prendre en compte divers facteurs, le risque pour les enfants exposés était donc supérieur de 29 %.

Les chercheurs ont également noté que ce risque semblait plus marqué lorsque l’infection survenait durant le troisième trimestre de la grossesse.

Toutefois, les co-auteurs insistent sur le fait que le risque global de conséquences neurodéveloppementales indésirables pour les enfants exposés demeure probablement faible. Le Dr Roy Perlis, du département de psychiatrie de Mass General Brigham, a souligné ce point. L’équipe de recherche, dont fait partie la Dre Lydia Shook, a par ailleurs rappelé l’importance pour les parents d’être informés de ces risques potentiels. Une bonne compréhension de ces enjeux leur permettra de mieux accompagner leurs enfants pour garantir une évaluation et un soutien adéquats si nécessaire.

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