Publié le 09 octobre 2025, 18h57. La vaccination contre les pneumocoques, pourtant recommandée, peine à convaincre une large partie de la population, laissant les personnes âgées particulièrement vulnérables face à des infections potentiellement mortelles.
- Seulement 20% des personnes de plus de 60 ans sont vaccinées contre les pneumocoques en Allemagne.
- Les infections à pneumocoques peuvent entraîner des complications graves telles que la pneumonie, la méningite ou une septicémie.
- Les enfants constituent les principaux porteurs et transmetteurs de la bactérie.
Malgré une augmentation notable des maladies à pneumocoques, observée avec un tiers de cas supplémentaires en début 2025 par rapport à la même période en 2024, la lassitude vaccinale est un constat préoccupant. Si les jeunes enfants sont souvent les premières victimes d’infections auriculaires ou sinusiennes dues à cette bactérie, le risque est bien plus élevé pour les personnes âgées. Le professeur Andreas Rembert Koczulla, médecin-chef au centre spécialisé en pneumologie de la Schön Klinik Berchtesgadener Land, alerte sur le caractère invasif que peut prendre cette infection : « Si la bactérie pénètre dans le sang et se propage dans tout le corps, on parle de maladie invasive. Cela peut être particulièrement dangereux et conduire à une méningite ou à un empoisonnement du sang (septicémie). » Il précise qu’en Allemagne, 660 000 cas de pneumonies à pneumocoques sont recensés chaque année. Chez les plus de 60 ans hospitalisés pour une telle infection, le taux de mortalité atteint près de 20%, et 12% toutes causes confondues pour cette tranche d’âge.
Le danger des pneumocoques réside également dans leur capacité à se propager de manière asymptomatique, les enfants en étant les principaux vecteurs. Chez les personnes âgées, une fois la maladie contractée, le rétablissement est plus long et laisse souvent des séquelles neurologiques, auditives, cardiaques, pulmonaires ou rénales.
Face à ce constat, la Commission Permanente de Vaccination (STIKO) recommande une vaccination unique contre les pneumocoques pour toute personne âgée de 60 ans et plus, ainsi que pour les patients à risque (immunodéficients, atteints de maladies chroniques, ou exposés à un risque accru de méningite). Des professions spécifiques, comme les travailleurs du métal, sont également concernées. Néanmoins, le taux de vaccination reste alarmant : en 2024, seulement 20% des personnes de plus de 60 ans en Allemagne étaient vaccinées, laissant 80% non protégées. Ce chiffre s’élève à environ 23% pour les personnes de plus de 18 ans souffrant de maladies chroniques.
Cinq conseils pour des poumons en pleine forme !
Respirer, se ressourcer, renforcer son système immunitaire : nos poumons sont essentiels. Bien qu’ils fonctionnent automatiquement, leur efficacité peut être altérée par l’âge ou la maladie. Heureusement, quelques gestes simples peuvent contribuer à leur bien-être au quotidien.
1. L’entraînement pour rester en forme – avec des exercices de respiration simples
Il est possible d’entraîner ses poumons en renforçant les muscles qui les entourent, comme le diaphragme et les muscles abdominaux. Un exercice efficace est la respiration à lèvres pincées : inspirer par le nez, puis expirer lentement par la bouche entrouverte, en veillant à ce que le ventre se soulève lors de l’inspiration (respiration diaphragmatique). Quelques minutes par jour suffisent.
2. Variété pour les poumons : rire et chanter
Rire et chanter stimulent la respiration, augmentent l’absorption d’oxygène, réduisent le stress et renforcent le système immunitaire. Le chant, en particulier, peut avoir des effets bénéfiques notables chez les personnes souffrant de maladies pulmonaires, améliorant leur bien-être et leur qualité de vie.
3. Prendre l’air frais ! C’est bon pour les poumons
L’air intérieur, souvent sec et moins oxygéné, peut gêner la respiration. Il est donc conseillé de passer du temps à l’extérieur, idéalement en combinant cela avec une activité physique pour optimiser l’apport en oxygène.
4. Éviter ce qui nuit : cigarettes et substances nocives
Fumer expose les poumons à des substances dangereuses. L’arrêt du tabac entraîne une amélioration rapide de l’oxygénation, de la fonction pulmonaire et une diminution de la toux et de l’essoufflement. Après dix ans, le risque de développer un cancer du poumon est divisé par deux par rapport à un fumeur actif.
5. Renforcement du système immunitaire : la vaccination contre la pneumonie
Avec l’âge, le système immunitaire s’affaiblit, rendant le corps plus sensible aux infections respiratoires. Les pneumocoques, bactéries courantes, peuvent déclencher des infections graves comme la pneumonie bactérienne, la méningite ou la septicémie. La STIKO recommande la vaccination contre les pneumocoques aux personnes de plus de 60 ans, ainsi qu’aux personnes à risque. Cette vaccination, remboursée par les assurances maladie, peut être administrée en même temps que le vaccin antigrippal.