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Le Département d’État américain qualifie les douanes philippines de corrompues et appelle à des réformes

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Publié le 2025-10-12 06:46:00. Le Bureau des douanes (BOC) philippin est une nouvelle fois pointé du doigt par le Département d’État américain pour sa corruption endémique, qui nuit à l’environnement des affaires dans le pays. Les autorités philippines affirment cependant que des réformes sont déjà en cours pour endiguer le phénomène.

Le rapport 2025 du Département d’État américain sur le climat d’investissement aux Philippines dresse un constat sévère, plaçant le Bureau des douanes parmi les institutions les plus corrompues du pays. Le document souligne que le manque de transparence et la pratique généralisée des pots-de-vin constituent des freins majeurs à l’investissement étranger dans l’archipel. L’environnement réglementaire y est décrit comme « flou », entraînant une application incohérente des lois et règlements dans de nombreux secteurs économiques.

Les investisseurs américains font état de procédures d’enregistrement, de douane et d’immigration particulièrement lourdes et fastidieuses. « Les processus douaniers, en particulier, peuvent présenter des défis et l’ambassade a reçu de nombreux rapports d’entreprises américaines faisant état de recherches trop invasives, de frais de douane incohérents et de sollicitations de « frais de facilitation » (par exemple, des pots-de-vin) de la part de certains agents des douanes », détaille le rapport. Il met également en lumière le fait que les agences de régulation manquent souvent d’indépendance statutaire, étant rattachées à des ministères ou au Bureau du Président, ce qui complique l’application effective de la réglementation et l’impartialité du système judiciaire.

Face à ces critiques, le commissaire des douanes, Ariel Nepomuceno, a reconnu les préoccupations soulevées dans le rapport américain. Il a toutefois tenu à préciser que nombre de ces problèmes étaient déjà en cours de résolution avant même la publication du document. Selon lui, des réformes institutionnelles ont été lancées dès son arrivée à la tête du BOC, dans les 100 premiers jours de son mandat.

Parmi les mesures phares mises en œuvre pour lutter contre la corruption, M. Nepomuceno cite l’instauration d’une politique stricte de « No Take » (tolérance zéro), interdisant toute forme de corruption ou de transaction monétaire illégale au sein de l’agence. Cette directive s’applique à tous les niveaux, et toute infraction entraîne des sanctions disciplinaires immédiates.

En outre, un mémorandum publié en juillet 2025 interdit désormais aux fonctionnaires et employés du BOC de détenir tout intérêt commercial ou financier dans des opérations de courtage en douane. Le personnel est également tenu de déclarer ses liens familiaux avec des sociétés de courtage, afin de garantir l’impartialité et la transparence des transactions douanières.

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