Publié le 28 octobre. Des sommes considérables, qualifiées de « transfert mensuel de conjoint », ont été versées à Jackie Brady par la société AB Group Packaging entre 2017 et la liquidation de l’entreprise. Ces révélations interviennent dans le cadre d’une procédure judiciaire complexe concernant la répartition des actifs de la société.
- Jackie Brady a affirmé avoir reçu 31 662 € par mois de la part d’AB Group Packaging, sous forme de « tirages » enregistrés dans les comptes de l’entreprise.
- Des paiements supplémentaires de 1 400 € et 13 500 € lui étaient également destinés pour la location d’un entrepôt.
- Ces montants ont été dévoilés lors d’une audience visant à assouplir le gel de ses comptes bancaires.
La défense de Mme Brady soutient que ces fonds servaient à subvenir à ses besoins, à ceux de son ex-mari Dermot Brady, ainsi qu’à l’éducation des enfants et à leurs dépenses courantes. Cependant, l’avocat du liquidateur, Keith Farry, a souligné que ces sommes lui étaient versées malgré un rôle « très limité » dans l’entreprise.
Ces révélations surviennent trois mois après que le liquidateur a obtenu des jugements de 2,1 millions d’euros contre Dermot Brady et de 765 000 euros contre Jackie Brady, résidant désormais à Londres. Le rapport du liquidateur indique qu’AB Group Packaging, qui fournissait des emballages à des enseignes comme Morrisons, Hollister, TK Maxx et Dunnes Stores, a connu un succès durable avant de s’effondrer.
Selon le liquidateur, la faillite de l’entreprise serait due à de mauvaises décisions commerciales et à des dépenses personnelles de Dermot Brady, s’élevant à 4,5 millions d’euros entre février 2021 et la liquidation. Ces prélèvements se seraient poursuivis malgré les difficultés de trésorerie et les retards de paiement auprès des fournisseurs et des autorités fiscales.
Le liquidateur avait tenté en mai d’empêcher la vente d’un local à Blessington, lié à l’entreprise. La vente ayant eu lieu, Jackie Brady aurait perçu 466 171 € et Dermot Brady 164 474 € sur le produit de cette cession. Keith Farry a précisé qu’il ne restait qu’environ 30 000 € sur la part de Jackie Brady.
Interrogée par le juge Brian Cregan sur la destination du reste de sa part, Mme Brady a affirmé que la « majeure partie » avait été versée aux avocats dans le cadre de procédures de droit de la famille au Royaume-Uni. Elle avait sollicité une modification de l’injonction de Mareva pour couvrir ses frais de subsistance et de justice, contestant par ailleurs le jugement de 765 000 € prononcé à son encontre.
Le juge Cregan a rejeté cette demande, estimant que le liquidateur et les créanciers n’avaient pas à financer ses dépenses personnelles ou judiciaires. Il a ordonné que les fonds restants soient placés sous la garde du liquidateur en attendant l’issue de son appel. Jackie Brady soutient avoir été « escroquée » par son ex-mari, le qualifiant d’« abusif, coercitif et intimidant ». Elle a déclaré regretter profondément la situation envers le liquidateur et les créanciers, niant avoir prélevé des fonds en connaissance des difficultés de l’entreprise, tout en précisant qu’aucune allégation de fraude ne pesait contre elle.