Cette semaine, les marchés financiers affichent un appétit pour le risque mesuré, propulsant les indices boursiers à la hausse, tandis que le Bitcoin connaît des difficultés. L’évolution de la situation commerciale entre les États-Unis et la Chine, ainsi que l’actualité de la Banque d’Angleterre, animent également les échanges.
Le dollar américain a cédé une partie de ses gains de la semaine précédente, sous l’effet d’attentes accommodantes de la Réserve fédérale américaine (Fed) et d’un regain d’incertitude concernant les tarifs douaniers. Parallèlement, les indices boursiers européens surperforment leurs homologues américains, témoignant d’un regain d’intérêt pour les valeurs technologiques américaines malgré un environnement global volatil. Le mois d’août, traditionnellement plus calme pour les actions, ne semble pas freiner cet élan.
L’or en hausse, le dollar sous pression
Dans ce contexte, l’or flirte avec les 3 400 dollars. Cette progression est soutenue par la faiblesse persistante du dollar et par des informations suggérant que les États-Unis s’apprêtent à taxer les lingots d’or d’un kilo, une mesure qui pourrait resserrer l’offre et soutenir davantage le métal jaune. La principale région de raffinage de ces lingots est la Suisse, ce qui pourrait avoir des implications sur ce marché.
L’échéance du 12 août sous haute surveillance
L’attention des marchés reste focalisée sur la date limite du 12 août concernant la prolongation des tarifs douaniers américains sur les produits chinois. Alors que la plupart des investisseurs anticipent une extension de 90 jours, Donald Trump n’a pas encore formellement approuvé cette mesure. Cette attente suscite des interrogations quant à une possible escalade des tensions commerciales entre les deux puissances économiques, l’ancien président américain pouvant utiliser cette échéance pour affirmer son contrôle.
Après une semaine marquée par des annonces importantes concernant les puces électroniques et les tentatives d’Apple d’éviter des droits de douane sur ses usines en Inde, l’actualité a été plus calme jeudi outre-Atlantique. Le Japon, en particulier, semble soulagé suite à la résolution de la confusion sur les tarifs douaniers américains, avec l’application d’un taux de 15 % sur toutes les exportations.
Changements à la Fed et dynamique de la livre sterling
Sur le front de la politique monétaire américaine, Stephen Miran, président du Conseil des conseillers économiques, prendra temporairement un poste à la Fed jusqu’en janvier 2026. Cette nomination, soumise à une nouvelle approbation, pourrait permettre à Miran de siéger au sein du Comité fédéral de marché ouvert (FOMC) dès la réunion d’octobre. Cette évolution place potentiellement des alliés de Donald Trump à des postes clés au sein de la Fed, aux côtés de membres comme Waller, soulevant des questions sur la future dynamique du FOMC.
La Banque d’Angleterre (BoE) a tenu une réunion plus animée que d’habitude jeudi. Pour la première fois depuis 1997, l’approbation d’une baisse des taux de 25 points de base a nécessité deux tours de vote, quatre membres du Comité de politique monétaire (MPC) s’y opposant. Malgré une impasse temporaire, le discours équilibré du gouverneur Andrew Bailey rend une baisse des taux en septembre peu probable. Les marchés tablent désormais sur un assouplissement total de 18 points de base d’ici la fin de l’année. En conséquence, la livre sterling a montré une certaine résilience, et la plupart des banques d’investissement se montrent plus optimistes quant à ses perspectives à moyen terme.
Les cryptomonnaies dans un schéma discret de prise de risque
Les crypto-monnaies reflètent ce sentiment prudent de prise de risque. Bien que le Bitcoin soit en baisse sur la semaine, les altcoins, notamment Ethereum et Solana, enregistrent des gains. Ethereum, en particulier, flirte avec le seuil des 4 000 dollars, un niveau plus vu depuis décembre 2024.