Home Accueil Le gouvernement a désactivé le projet controversé de la Chine visant à installer un autre radar de surveillance spatiale en Argentine

Le gouvernement a désactivé le projet controversé de la Chine visant à installer un autre radar de surveillance spatiale en Argentine

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Publié le 2025-11-04 15:39:00. Le gouvernement argentin de Javier Milei a mis fin au projet d’installation d’une imposante antenne d’observation spatiale chinoise dans la province de San Juan. Cette décision intervient dans un contexte de préoccupations géopolitiques soulevées par les États-Unis quant à la possible utilisation duale de ces infrastructures.

  • Le projet d’un radiotélescope argentino-chinois à El Leoncito (San Juan) a été annulé par le gouvernement Milei.
  • Une première antenne similaire, déjà opérationnelle à Neuquén, suscite des interrogations quant à ses finalités militaires potentielles.
  • L’accord initial prévoyait une large part de temps d’observation pour la Chine, alimentant les craintes d’un transfert de souveraineté fonctionnelle.

Le projet controversé visait à étendre le réseau mondial de radars d’observation spatiale promu par le Parti communiste chinois, dans le cadre d’une initiative à laquelle l’Argentine avait adhéré sous l’administration précédente. L’antenne, baptisée Radiotélescope Argentin-Chinois (CART), devait être la seconde de ce type sur le sol argentin, après celle déjà en place à Neuquén.

L’installation de ces radars de grande envergure s’inscrit dans une stratégie d’expansion scientifique et militaire de la Chine, impliquant des partenariats avec des nations entretenant des relations politiques et commerciales privilégiées. Cependant, ces projets ont été signalés par des analystes internationaux et le gouvernement américain comme présentant des risques pour la sécurité de l’hémisphère, en raison de leur potentiel « double usage », civil comme militaire.

Selon des sources proches du dossier, l’accord initial prévoyait que la Chine bénéficierait de 60% du temps d’observation total, sans obligation de divulguer ses objectifs. Les 40% restants étaient destinés à des projets conjoints ou à la recherche individuelle. Cette répartition inéquitable et le risque d’une utilisation non exclusivement scientifique ont été jugés comme une source d’inégalité structurelle dans l’accès à la connaissance et un possible transfert de souveraineté sur des ressources stratégiques.

Face à ces préoccupations, l’administration de Javier Milei a décidé de suspendre l’initiative. Dès le début de son mandat, une analyse approfondie de l’accord a été lancée. L’an dernier, une inspection de l’installation de Neuquén avait déjà nécessité l’obtention d’une autorisation spéciale pour vérifier les activités en cours.

Le gouvernement actuel, tout en maintenant d’excellentes relations avec les États-Unis, a opté pour l’arrêt des expéditions de matériel en provenance de Chine destiné à finaliser l’installation du nouveau radar à El Leoncito. Des sources officielles ont indiqué à Infobae que ces envois présentaient des irrégularités et qu’aucune autorité chinoise compétente n’avait pris en charge ces expéditions.

Parallèlement, il a été décidé de ne pas renouveler l’accord entre le CONICET (Conseil National de la Recherche Scientifique et Technique) et l’Université Nationale de San Juan (UNSJ), arrivé à échéance en juin. Ce renouvellement aurait permis la poursuite du projet.

Cette décision a suscité des réactions de la part de l’UNSJ, qui a qualifié le projet de « strictement scientifique » et fruit de plus de « 30 ans de coopération internationale entre l’Argentine et la Chine », menée par l’Observatoire astronomique « Félix Aguilar » (OAFA) et l’Académie des sciences chinoises (CAS). L’accord initial, signé en 2015 sous le gouvernement de Cristina Kirchner, est celui qui n’a donc pas été reconduit.

Le radiotélescope était conçu avec un réflecteur primaire de 40 mètres de diamètre et un secondaire de plus de quatre mètres. L’investissement total, incluant l’équipement, la construction civile et l’exploitation, avoisinait les 350 millions de dollars. Un groupe de scientifiques chinois était arrivé le 28 juin, mais la décision gouvernementale avait déjà été prise.

Selon les spécifications techniques, le radiotélescope se compose d’une antenne, d’un système de positionnement, d’un récepteur et d’un système d’acquisition/traitement des données, visant à collecter et analyser les signaux provenant de l’espace lointain.

Malgré son orientation scientifique, la gestion de ce type d’installation par l’appareil militaire du Parti communiste chinois a suscité une vive inquiétude, notamment de la part de l’ancien ambassadeur des États-Unis en Argentine, Marc Stanley. Ce dernier avait publiquement exprimé sa surprise face à la permission accordée à l’armée chinoise d’opérer à Neuquén, soulignant le manque de transparence quant à leurs activités.

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