Publié le 12 février 2026 14:46:00. Le gouvernement sud-coréen a mis fin à un report fiscal sur les plus-values immobilières pour les propriétaires multiples et assoupli temporairement les règles de résidence effective pour les biens loués, ouvrant une fenêtre d’opportunité pour certains investisseurs tout en maintenant une approche prudente en matière de crédit immobilier.
- Fin du report d’impôt sur les plus-values pour les propriétaires de plusieurs biens immobiliers.
- Report possible de l’obligation de résidence effective pour les biens loués, sous conditions.
- Maintien d’une politique de crédit immobilier restrictive, malgré un léger assouplissement lié au report de l’obligation de résidence.
Le 9 mai, le gouvernement sud-coréen a mis fin, comme prévu, à la suspension de l’impôt sur les plus-values immobilières pour les propriétaires détenant plusieurs biens. Parallèlement, des mesures ont été annoncées le 12 février par le ministère des Finances et de l’Économie afin d’atténuer l’impact de cette fin de report, notamment en matière de résidence effective lors de la vente d’un bien loué.
Ces nouvelles dispositions permettent aux propriétaires multiples de vendre leurs biens tout en bénéficiant d’un délai supplémentaire pour respecter l’obligation de résidence effective, à condition que l’acheteur ne soit pas déjà propriétaire. Concrètement, l’occupation effective du logement peut être reportée jusqu’au 11 février 2028, soit deux ans, pour les contrats de location conclus à ce jour. Cette mesure vise à faciliter les transactions tout en tenant compte des difficultés potentielles liées à l’expulsion des locataires.
Auparavant, l’obligation d’emménager dans le bien vendu était fixée à six mois à compter de la date de l’exécution du prêt. Désormais, le propriétaire pourra choisir entre ce délai de six mois ou un délai d’un mois à compter de la fin du contrat de location. Cette flexibilité est toutefois encadrée : pour vendre un bien situé dans une zone soumise à autorisation de transaction foncière, l’acheteur doit effectuer une transaction réelle.
La Commission des services financiers (FSC) a affirmé qu’elle ne prévoyait pas d’assouplir les réglementations sur les prêts immobiliers. Cependant, le report de l’obligation de résidence effective constitue un assouplissement partiel des conditions de prêt introduites le 27 juin dernier. L’attention se porte désormais sur la réaction du marché du crédit aux évolutions du secteur immobilier.
Les experts estiment que l’impact de ces mesures sur le marché immobilier sera limité. Si certains propriétaires multiples pourraient être incités à vendre leurs biens pour optimiser leur fiscalité, l’augmentation du volume des transactions et la stabilisation des prix restent incertaines. En effet, seuls les acheteurs qui ne possèdent pas déjà un logement pourront acquérir ces biens avec une durée de location restante, et leur capacité d’emprunt est limitée par les réglementations en vigueur.
Par ailleurs, les autorités financières envisagent de renforcer le contrôle du total des prêts aux ménages, ce qui dissuade les banques d’augmenter activement leurs prêts. La FSC prévoit de fixer cette année l’objectif de croissance des prêts aux ménages à un niveau inférieur à celui de l’année précédente (1,8 %). Une gestion plus rigoureuse des prêts sera mise en place, avec un suivi mensuel et trimestriel pour éviter une concentration des crédits en début d’année. Un responsable d’une banque commerciale a déclaré :
« Compte tenu de la politique des autorités financières visant à renforcer le financement productif, les banques ne sont guère incitées à rivaliser pour les taux d’intérêt et à voler les prêts aux ménages auprès d’autres banques. »
Responsable d’une banque commerciale
Kim Ji-hyeon