Publié le 2025-10-13 19:30:00. Donald Trump s’est posé en architecte de la paix au Proche-Orient lors d’un discours devant la Knesset, saluant la libération des otages israéliens et prédisant une nouvelle ère pour la région, tout en s’immisçant dans les affaires intérieures d’Israël.
- Le président américain a salué le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour avoir mis fin à la guerre contre le Hamas après deux ans.
- Il a conseillé à Netanyahu de saisir l’opportunité du cessez-le-feu, arguant que le prolongement du conflit nuirait à la position d’Israël sur la scène internationale.
- Trump a fait allusion à un potentiel accord avec l’Iran, dans un discours généraliste prononcé à Jérusalem.
Dans un climat politique israélien tendu, marqué par la libération des derniers otages détenus par le Hamas et le début de la libération de 2 000 prisonniers palestiniens dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu négocié par les États-Unis, Donald Trump s’est autoproclamé artisan de la paix mondiale. S’adressant à la Knesset, le parlement israélien, il a prédit « l’aube historique d’un nouveau Moyen-Orient » et a félicité Israël pour sa victoire face au Hamas.
Donald Trump a particulièrement loué le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour son courage à accepter un arrêt des hostilités après deux années de conflit. Il a suggéré que la poursuite de l’anéantissement complet du Hamas et de Gaza, en réponse aux attaques du 7 octobre 2023 qui ont coûté la vie à 1 200 Israéliens et entraîné la prise de 250 otages, aurait eu des conséquences négatives pour Israël. Le bilan côté palestinien, incluant des combattants du Hamas et des civils, s’élève à plus de 60 000 morts.
« Je dirais à Bibi [Netanyahu] : Bibi, c’est le moment… Si tu avais continué encore trois ou quatre ans, à te battre, à te battre, à te battre, la situation serait devenue mauvaise, elle se serait réchauffée. Le timing de ceci [le cessez-le-feu] est parfait », a déclaré Trump devant les députés.
Selon le président américain, la décision de mettre fin à la guerre était opportune car « le monde commençait à être un peu méchant ». Il a ajouté : « À la fin, c’est le monde qui gagne. On ne peut pas battre le monde. »
Des informations supplémentaires sur cette actualité sont disponibles auprès du correspondant nord-américain Michael Koziol.