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Le jour où Sting a rencontré Charly García et qu’il a fait son truc

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Publié le 9 octobre 2025. La légende du rock argentin Charly García s’associe au Britannique Sting pour une nouvelle version de « Dans la ville qui ne dort jamais ». Cette collaboration musicale fait écho à leur histoire commune, notamment lors du concert historique d’Amnesty International en 1988.

  • Une nouvelle interprétation de « Dans la ville qui ne dort jamais » de Charly García, avec la participation de Sting, est désormais disponible sur les plateformes de streaming depuis le 9 octobre 2025.
  • L’événement ravive le souvenir de la tournée mondiale « Human Rights Now! » d’Amnesty International en 1988, où Charly García et Sting s’étaient produits ensemble.
  • Cet article explore la relation artistique entre les deux musiciens, marquée par des moments forts comme leur collaboration lors du concert d’Amnesty International à Buenos Aires.

Ce 9 octobre 2025 marque le lancement d’une collaboration musicale attendue entre Charly García et Sting. Une nouvelle version du titre « Dans la ville qui ne dort jamais », originellement paru en 2010 sous la plume de García, est désormais accessible sur les plateformes numériques. Le coup d’envoi de cette collaboration est donné à 21 heures, heure argentine.

Pour l’auteur de ces lignes, The Police, groupe qui a propulsé Sting sur la scène internationale, a rythmé son adolescence au début des années 1980, avec des hymnes tels que « Don’t Stand So Close to Me » ou « Message in a Bottle ». L’influence de Charly García, cependant, est d’une tout autre dimension. Décrit comme la personnalité publique ayant le plus marqué sa vie, par sa sagesse et son aura, García a accompagné l’auteur depuis les premiers enregistrements de Serú Girán, alors qu’il n’avait que six ans, jusqu’à des concerts plus récents avec sa propre fille, à l’âge de 58 ans.

Un événement marquant pour de nombreux Argentins, et particulièrement pour l’auteur, s’est déroulé en 1988. Amnesty International organisait sa tournée mondiale « Human Rights Now! », un périple destiné à célébrer le 40e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. La tournée faisait escale en Argentine, au stade Monumental de Buenos Aires, où Charly García et León Gieco partageaient l’affiche avec des stars internationales comme Bruce Springsteen, Peter Gabriel et Sting.

L’organisation avait envisagé de réduire la participation des artistes locaux dans les derniers jours de la planification du concert, notamment pour des raisons logistiques et afin d’éviter que le public ne soit trop fatigué en fin de soirée. Si cette idée n’a finalement pas abouti, un incident notable avait marqué les préparatifs. Charly García aurait convaincu les organisateurs internationaux de modifier la traduction du refrain d’une chanson de Bob Marley, passant de « Human rights for ever and ever » à « Human rights for ever », une adaptation jugée plus fidèle au rythme et au sens. Sting, déjà en bons termes avec l’Argentin, aurait soutenu cette requête, qui fut finalement acceptée par tous.

Un autre épisode relate une confrontation verbale entre García et Bruce Springsteen (ou son manager, selon certaines versions), où Charly aurait rétorqué : « Je suis le patron ici », faisant référence au surnom de l’Américain, « The Boss ».

Au final, Charly García a livré une performance de quatre titres. Malgré des conditions techniques loin d’être idéales – le son fut décrit comme le pire de la journée –, le public l’a accueilli avec ferveur, reprenant ses chansons en chœur. L’auteur confirme sa présence lors de ce concert.

Le point culminant de la soirée fut l’interprétation commune de « Get Up, Stand Up » de Bob Marley par tous les artistes. Si Springsteen, Sting, Gabriel, Youssou N’Dour et Tracy Chapman avaient leurs parties bien définies, Charly García a une nouvelle fois marqué sa différence. Vêtu d’un costume blanc, il s’est distingué sur scène, encourageant le public à l’imiter. La foule lui a répondu avec une ferveur inégalée. Lorsque le moment est venu pour la partie en espagnol, García s’est emparé du micro pour improviser un couplet supplémentaire, ajoutant : « Lève-toi, bats-toi, ne laisse rien de côté ». Cette intervention, bien que non concertée et au style « politiquement incorrect », fut pertinente. Sting a manifesté son approbation par un sourire, tandis que Springsteen affichait une expression ambivalente, entre amusement et une pointe d’exaspération face à cette nouvelle excentricité du rockeur argentin.






Charly García au concert d’Amnesty

Plus tard, lors de la publication de la vidéo officielle de la tournée, l’intervention improvisée de Charly García sur « Get Up, Stand Up » a été coupée au montage. L’ONG, censée défendre les libertés, a ainsi censuré un artiste qui fut une référence dans la lutte contre la dictature militaire argentine, malgré sa présence remarquée à leur événement.






Charly García censuré au concert d’Amnesty

Après ces événements, Charly García a fait quelques allusions ironiques aux conditions de ce concert et au traitement qu’il a reçu, avant de choisir le silence, peut-être par désir d’oublier cette page controversée de l’organisation internationale. L’auteur exprime l’espoir que Charly García ou ses proches ne lui en tiennent pas rigueur pour ce rappel, soulignant que le musicien n’a jamais cherché à imposer sa pensée, mais plutôt à enseigner la liberté. Une leçon d’une valeur inestimable, comparable à la célèbre maxime de Sting : « Si vous aimez quelqu’un, libérez-le. »

* Une partie de cette chronique a été initialement publiée le 17 février 2024, sous le titre : « Censure de Charly García : quand la liberté de l’artiste dérangeait Amnesty et le gouvernement de Néstor Kirchner. »

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