Ce dernier jour de vacances, l’envie d’une quiche aux poireaux, un plat qui évoque la cuisine britannique, s’est fait sentir. Un projet culinaire qui, malgré quelques péripéties, a permis de mettre à profit le four familial.
L’aventure a débuté avec une tentative de préparation d’un « kurstad » (quiche) aux poireaux, un mets qui, bien que simple en apparence, réserve ses subtilités. L’objectif était de revisiter la cuisine française à travers ce plat. Cependant, l’enthousiasme initial s’est heurté à une réalité : certains ingrédients manquaient à l’appel. La solution ? Réduire drastiquement la taille de la pâte pour l’adapter aux ressources disponibles, transformant ainsi l’entreprise en une sorte d’équilibriste culinaire.
L’un des défis majeurs résidait dans la pâte. « Ce n’est pas un ingrédient vendu dans les supermarchés locaux, vous n’avez donc pas d’autre choix que de le préparer si vous en avez », constate l’auteur. La modification de la taille a contraint à une cuisson hâtive en cercle. La préparation a ensuite suivi un schéma classique : faire revenir des oignons verts, subtilement relevés d’une pointe de curry en poudre. Parallèlement, le bacon, revenu séparément pour en ôter l’excédent de gras, a été ajouté au mélange.
L’étape suivante a consisté à disposer l’oignon vert et le bacon dans le moule avant d’y verser la pâte. « Malheureusement, je ne peux pas dire qu’il y ait assez de pâte pour remplir le moule, mais j’ai utilisé tous les ingrédients, donc je suppose qu’on n’y peut rien », admet l’artisan pâtissier amateur. Le résultat fut, semble-t-il, légèrement brûlé par endroits. « C’est un peu disgracieux, mais ça va », tempère-t-on.
Le « Krustad », bien que souvent réduit à ses composants essentiels comme les oignons verts et le bacon, repose en réalité sur une pâte riche en saveurs. Le poireau, ingrédient central de cette recette revisitée, fait l’objet d’une réflexion plus approfondie.
Dans le contexte de cette « quiche aux poireaux », le légume phare est l’oignon vert. Si la recette française s’intitule « Poron Onion », le nom britannique du poireau est tout simplement « leek ». Durant un séjour en Angleterre, où les oignons verts tels que ceux du Japon étaient rares, le poireau a souvent remplacé ce dernier dans la cuisine. Il s’agit d’un légume particulièrement marquant dans la mémoire gustative de l’auteur.
À une époque où Internet n’était pas encore une ressource accessible pour des recherches culinaires rapides, les courses au supermarché s’appuyaient sur l’intuition. L’auteur se souvient avoir acheté des poireaux, les comparant mentalement à des oignons verts, malgré leur aspect plus robuste. Contrairement aux oignons verts japonais, leur saveur est moins piquante et plus douce, révélant une texture fondante une fois cuits. Ils se prêtaient volontiers à des préparations simples, comme des soupes ou des rôtis au four.
Pourtant, l’expérience souligne une différence de coût et de goût. « Acheter des oignons verts au Japon coûte cher », constate-t-on, avant de préciser que même lorsque le poireau est utilisé, son goût diffère de celui de l’oignon vert japonais. Chaque rencontre avec ce légume, ou plutôt avec le poireau, ramène inévitablement à l’Angleterre. Il est frappant de constater à quel point la nourriture peut imprégner nos souvenirs.