Home Économie Le marché de l’habitation est confronté à une possible récession en 2026 dans un contexte de demande « modérée », selon SCHL – National

Le marché de l’habitation est confronté à une possible récession en 2026 dans un contexte de demande « modérée », selon SCHL – National

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Publié le 10 février 2026 21:13:00. Le marché immobilier canadien devrait connaître une croissance modérée cette année, plombé par l’incertitude économique liée aux tarifs douaniers américains et la possibilité d’une récession, selon la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

  • La demande d’achat devrait rester inférieure aux moyennes historiques, en raison des ratios prix/revenu élevés et de l’incertitude concernant l’emploi.
  • Les taux d’inoccupation devraient augmenter, ce qui donnera aux locataires plus de temps pour épargner avant d’acheter.
  • La SCHL prévoit une reprise temporaire des ventes en 2026, tirée par l’Ontario et la Colombie-Britannique, mais une croissance plus lente à long terme.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) a publié mardi ses perspectives du marché immobilier pour 2026, soulignant un contexte économique incertain marqué par les tensions commerciales et les droits de douane imposés par les États-Unis. Selon le rapport, la demande des acheteurs devrait rester inférieure aux moyennes historiques, ce qui freine les perspectives de croissance du secteur.

Plusieurs facteurs contribuent à cette situation. La SCHL explique que « les ratios prix/revenu élevés, les coûts de possession importants et l’incertitude persistante en matière d’emploi tiendront de nombreux acheteurs à l’écart ». En conséquence, les taux d’inoccupation devraient augmenter à l’échelle nationale, ce qui offrira aux locataires davantage de flexibilité et de temps pour constituer une mise de fonds.

Les tarifs douaniers américains imposés au Canada par l’administration de l’ancien président Donald Trump ont eu un impact significatif sur l’économie canadienne, en particulier dans les secteurs de la fabrication de l’aluminium et de l’acier, du bois d’œuvre et de l’automobile. Ces mesures ont contribué à l’incertitude économique générale qui pèse sur le marché immobilier.

Malgré ces défis, la SCHL prévoit une légère reprise des ventes de logements à l’échelle nationale en 2026, principalement grâce à l’Ontario et à la Colombie-Britannique. Ces deux provinces ont enregistré certaines des ventes les plus faibles depuis des décennies, et le rebond attendu serait principalement dû à une demande refoulée plutôt qu’à une reprise économique durable.

« Bien que la demande globale de logements soit modérée, les ventes de maisons à l’échelle nationale devraient reprendre temporairement en 2026, sous l’impulsion de l’Ontario et de la Colombie-Britannique. »

SCHL

À mesure que l’économie s’améliorera, la SCHL s’attend à une légère augmentation des ventes de logements en 2027 et 2028, soutenue par une hausse des revenus et une plus grande stabilité du marché du travail. Ces facteurs devraient renforcer la confiance des consommateurs et les inciter à investir dans l’immobilier.

Le gouvernement fédéral a annoncé un cadre de mesures de dépenses en capital visant à stimuler l’activité économique et à atténuer les effets négatifs de la guerre commerciale et des tarifs douaniers. Le Premier ministre Mark Carney a présenté ces initiatives, qui visent également à rendre le Canada plus résilient aux perturbations commerciales à long terme.

La SCHL estime que ces ambitions d’Ottawa renforceront l’économie, mais que cela prendra du temps. Elle souligne que même si les entreprises et les ménages réduisent leurs dépenses, les investissements gouvernementaux resteront importants. Le gouvernement fédéral a lancé un programme ambitieux d’investissements massifs dans les infrastructures, le logement, l’énergie propre, la défense et des projets visant à accroître la productivité.

Le rapport de la SCHL indique également que les mises en chantier devraient diminuer d’ici 2028, car les promoteurs sont confrontés à des coûts de construction et de main-d’œuvre élevés. Combinés à une faible demande sur le marché du logement, ces facteurs les inciteront à privilégier la construction de logements locatifs plutôt que de copropriétés.


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Dans un scénario alternatif plus pessimiste, où l’économie canadienne serait confrontée à des difficultés accrues, le risque de récession serait plus élevé en 2026. La SCHL met en garde contre une forte baisse des investissements si la confiance des entreprises s’érode et que les projets gouvernementaux sont retardés.

« Si la confiance des entreprises se détériore et que les projets gouvernementaux sont retardés, le Canada pourrait sombrer dans une légère récession en 2026 en raison d’une forte baisse des investissements. »

SCHL

Pour éviter ce scénario, la SCHL souligne la nécessité d’une atténuation des tensions géopolitiques et commerciales, d’une accélération des investissements gouvernementaux et d’une croissance démographique plus forte pour stimuler la demande sur le marché du logement.

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