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Le MEF prévient que la Nouvelle Autoroute Centrale n’est pas viable avec le seul budget public et recherche un nouveau plan de financement

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Publié le 9 février 2024 17h20. Le projet de construction de la nouvelle autoroute centrale au Pérou est confronté à des difficultés financières majeures, obligeant le gouvernement à envisager des solutions de financement mixtes pour éviter l’abandon de cette infrastructure cruciale.

  • La ministre de l’Économie et des Finances, Denisse Miralles, estime qu’un financement exclusivement public du projet, estimé à plus de 24 milliards de dollars américains, est voué à l’échec.
  • Le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) étudie des mécanismes de financement combinant des contributions privées, des prêts internationaux et des modèles de partenariat public-privé (PPP).
  • Un déficit budgétaire de plus de 560 millions de dollars américains a été identifié pour démarrer la construction du tunnel de Pariachi, première étape du projet.

L’avenir de la nouvelle autoroute centrale au Pérou est incertain après la résiliation du contrat avec le consortium Vias PMO, initialement chargé de l’assistance technique du projet pour le compte de l’État français. La ministre de l’Économie et des Finances, Denisse Miralles, a mis en garde contre les conséquences d’un financement uniquement public, soulignant que cela compromettrait la stabilité fiscale du pays et limiterait les investissements dans d’autres secteurs essentiels.

Selon la ministre, il est impensable de consacrer l’intégralité des ressources publiques à un seul projet.

« Ce type de travaux ne peut pas être réalisé avec un budget public, car consacrer toutes ces ressources à un seul projet nous enlève de l’espace pour financer des écoles, des hôpitaux et d’autres travaux dans tout le pays »

Denisse Miralles, ministre de l’Économie et des Finances

Le MEF travaille actuellement sur une proposition de financement global, qui devrait être présentée début mars. Cette proposition pourrait inclure des contributions privées, des financements externes ou des modèles de partenariat public-privé, même dans le cadre de l’accord de gouvernement à gouvernement existant avec la France. Une des pistes envisagées est de solliciter un financement initial de la part du gouvernement français, complété par des mécanismes de remboursement basés sur les péages ou d’autres revenus générés par l’autoroute.

Miralles a insisté sur le fait qu’aucun mégaprojet d’infrastructure de cette ampleur n’a jamais été financé exclusivement par des fonds publics dans l’histoire du Pérou. Elle a également souligné que Provías Nacional doit justifier la capacité budgétaire nécessaire pour lancer la première phase des travaux, notamment le tunnel de Pariachi. Le MEF a demandé une optimisation des coûts et un calendrier précis des besoins en ressources.

Claudia Dávila, directrice exécutive de Provías Nacional, a confirmé l’existence d’un « déficit budgétaire » de plus de 560 millions de dollars américains pour démarrer la construction de la nouvelle autoroute centrale.

« Nous avons convenu de rechercher l’espace fiscal qui nous permettra de commencer la construction du tunnel Pariachi, qui est le premier tronçon de l’autoroute le plus proche de Lima, et qui coûte environ 2 milliards de dollars »

Claudia Dávila, directrice exécutive de Provías Nacional

Malgré ces difficultés, le gouvernement péruvien a réaffirmé son engagement politique et technique à démarrer la construction cette année, à condition que les ajustements fiscaux nécessaires soient effectués. Cependant, la ministre a précisé que le lancement de la première phase ne résoudrait pas le problème structurel du financement de l’ensemble du projet, dont le coût total dépasse largement les capacités d’investissement annuelles de l’État.

« Nous pouvons commencer une première étape, mais si nous laissons l’ensemble du projet financé uniquement par des travaux publics, il ne sera pas achevé. »

Denisse Miralles, ministre de l’Économie et des Finances

Pour plus d’informations sur la résiliation du contrat avec la France, vous pouvez consulter cet article de RPP.

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