Publié le 26 octobre 2025 10:30:00. Le Guatemala fait face à une recrudescence inquiétante de la coqueluche, entraînant neuf décès chez les très jeunes enfants et poussant les autorités sanitaires à renforcer les campagnes de vaccination à l’échelle nationale.
Les autorités sanitaires guatémaltèques ont signalé un nombre alarmant d’infections à la coqueluche, avec 260 cas confirmés et neuf décès enregistrés jusqu’à début octobre. Ce bilan, particulièrement préoccupant par rapport aux neuf cas recensés l’année précédente, a suscité l’inquiétude des spécialistes.
Les données officielles révèlent que la majorité des enfants décédés étaient âgés de moins de deux mois et n’avaient pas bénéficié d’un schéma vaccinal complet. Les décès ont été localisés dans plusieurs départements du pays : Guatemala, Alta Verapaz, Quiché, Huehuetenango, Totonicapán et Jutiapa.
Face à cette augmentation exponentielle, le pédiatre Alejandro de León a qualifié la situation d’épidémie, rapportant avoir soigné sept enfants atteints de la maladie au sein d’une même école la semaine dernière.
La coqueluche, une maladie respiratoire bactérienne particulièrement virulente chez les nouveau-nés, les enfants de moins de cinq ans et les personnes âgées, se manifeste par des symptômes graves chez les plus jeunes. Parmi ceux-ci, on compte une toux intense et persistante, des lèvres bleutées dues à un manque d’oxygène, des difficultés respiratoires, un affaissement de la poitrine à l’inspiration, et parfois de la fièvre.
Il est crucial de consulter un médecin sans délai dès l’apparition de ces symptômes, car le traitement est plus efficace durant les trois premières semaines de la maladie.
En réponse à cette flambée épidémique, le ministère de la Santé publique et de l’Assistance sociale (MSPAS) a émis une alerte épidémiologique en février 2025 et souligne l’importance primordiale de compléter le calendrier vaccinal des enfants. Ce dernier représente la meilleure parade pour prévenir les contaminations et leurs complications potentiellement mortelles.
Les professionnels de santé appellent de manière urgente à une mobilisation collective pour la prévention. Le vaccin contre la coqueluche, administré gratuitement dans les centres de santé, constitue l’outil le plus efficace pour protéger les plus vulnérables, notamment les nourrissons n’ayant pas encore achevé leur parcours vaccinal. La vigilance et une intervention rapide sont considérées comme essentielles pour briser la chaîne de transmission et épargner à davantage de familles les conséquences dramatiques de cette maladie.