Publié le 23 octobre 2025. Une publication du ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle et des Sports sur les réseaux sociaux a déclenché une vive controverse, soulevant des interrogations sur la perception de l’enseignement scolaire.
Le ministère de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle et des Sports a suscité un tollé sur les réseaux sociaux avec une citation attribuée à tort à Albert Einstein, mais dont l’origine remonte en réalité au psychologue B.F. Skinner. La phrase, qui affirme que « l’éducation est ce qui reste après avoir oublié ce que l’on a appris à l’école », a été interprétée par une large partie de l’opinion publique comme un désaveu envers le système éducatif traditionnel.
En accompagnant cette citation d’un message vantant un apprentissage « qui transcende la mémoire : comprendre, créer et relier la connaissance à la vie », le ministère a involontairement alimenté le sentiment que l’éducation académique avait peu de valeur. Cette interprétation a été qualifiée par certains utilisateurs de « mépris envers l’établissement scolaire ».
Les réactions ont été nombreuses et virulentes. Si certains internautes ont pointé du doigt la fausse attribution à Einstein, d’autres ont fustigé la dévalorisation implicite de la mémorisation, jugée essentielle à l’acquisition des savoirs fondamentaux. C’est le cas de Mar, une enseignante de la petite enfance, qui a exprimé son mécontentement sur X (anciennement Twitter) :
« Pour relier le savoir à la vie, il faut d’abord qu’il y ait du savoir. Je ne sais pas pourquoi vous assimilez l’éducation à l’apprentissage par cœur. Et mémoristique avec se souvenir sans comprendre. Et qu’est-ce que tu fais en attaquant l’organisme que tu régules toi-même hahaha »
MAR, enseignante
Cette polémique intervient dans un contexte de réformes engagées par le ministère. Parmi elles, la réduction du ratio d’élèves par classe, une mesure déjà effective mais qui, selon certaines critiques, découlerait davantage de la baisse démographique due à la crise des naissances en Espagne que d’une volonté politique affirmée. Le ministère se voit ainsi accusé de présenter comme une initiative gouvernementale une conséquence naturelle de l’évolution sociétale.