Publié le 17 février 2026 à 15h04. Plusieurs rapports ont été adressés au ministère de l’Intérieur bulgare concernant l’organisation non gouvernementale « Agence nationale pour le contrôle des territoires protégés », dirigée par Ivaylo Kalushev, soulevant des questions sur le respect des réglementations et l’utilisation des ressources.
- Quatre signalements ont été transmis au ministère de l’Intérieur depuis 2022 concernant l’ONG d’Ivaylo Kalushev.
- Une enquête porte sur une possible violation d’un accord entre le ministère de l’Économie et l’ONG, datant de quatre ans.
- Des informations ont été recueillies concernant des activités potentiellement illégales dans la région du refuge Petrohan, notamment des menaces et des infractions présumées.
Une inspection ordonnée par Daniel Mitov, ancien ministre de l’Intérieur, a révélé que quatre rapports avaient été transmis au ministère depuis 2022 concernant l’organisation non gouvernementale d’Ivaylo Kalushev, l’« Agence nationale pour le contrôle des territoires protégés ». L’un de ces rapports concerne une possible infraction à l’accord conclu il y a quatre ans entre le ministère de l’Économie et l’ONG, lorsque Borislav Sandov était ministre de tutelle. Une enquête policière a été ouverte et le parquet s’est saisi de l’affaire.
Interrogé sur ces allégations, Borislav Sandov a déclaré :
« J’en suis conscient, mais jusqu’à présent, il n’a été établi d’aucune manière que cet accord-cadre ait entraîné des actions illégales ou des dommages à l’État. J’ai été interrogé dès 2022-2023. Cet accord est un acte de bonne volonté – il ne s’empare pas des fonctions de l’État et ne s’engage pas sur des ressources financières. »
L’enquête porte également sur trois autres signalements : un concernant un enfant de huit ans en situation de danger dans le refuge Petrohan, un autre faisant état d’activités potentiellement illégales impliquant un groupe religieux et des mineurs, et enfin, des menaces proférées par des rangers à l’encontre de touristes. L’Inspection du ministère de l’Intérieur a conclu que la police avait agi correctement dans ces cas et avait transmis les informations aux autorités compétentes.
Un rapport spécifique mentionne des menaces de suicide proférées par des individus se présentant comme des « Patrouilleurs de Petrohan » et circulant en motoneige dans le secteur du refuge. Cependant, la commission d’enquête n’a pas pu obtenir le dossier de l’administration régionale, ce qui a entravé l’évaluation des mesures prises et de leur légalité. L’absence de ce document a été jugée problématique pour l’analyse.
L’inspection a également mis en évidence des irrégularités disciplinaires impliquant des employés des services de police de Godech et de la Direction générale de lutte contre le crime organisé (GDBOP). Les dossiers pertinents ont été perdus lors du transfert des archives de Godech à Kostinbrod. Toutefois, en raison de l’expiration des délais de prescription, aucune sanction disciplinaire ne pourra être appliquée. La commission a noté qu’aucune information ne suggère que l’association ou des personnes y liées aient déposé des plaintes auprès des services du ministère de l’Intérieur.
Une demande d’accès à l’information publique, déposée en août 2024 par le Fonds anti-corruption, a été satisfaite par une décision du directeur de l’Institut national de santé publique, qui n’a pas fait l’objet de recours dans les délais impartis. La commission a précisé que le contrôle de la procédure d’accès à l’information publique ne relevait pas de ses compétences.
Le rapport souligne que les structures du ministère de l’Intérieur étaient au courant de la présence de représentants de l’association dans le refuge Petrohan. Les forces de l’ordre étaient informées de leur possession d’un drone équipé d’une caméra thermique et de véhicules adaptés aux conditions hivernales, y compris des motoneiges. Ces informations, obtenues lors de patrouilles frontalières, visaient à informer les habitants des zones peu peuplées. De plus, la direction de la Police aux frontières avait été personnellement informée par le maire de Sofia, Vasil Terziev, que des écologistes bénévoles résidaient fréquemment dans le refuge et pouvaient assister les forces de l’ordre dans leurs missions.
En conclusion, le rapport formule des recommandations spécifiques : le directeur de la GDBOP doit renforcer le contrôle de la documentation des opérations, et le directeur de l’ODMVR-Sofia doit améliorer l’organisation de la circulation des documents au sein du RU-Godech. Les responsables concernés doivent rendre compte par écrit des mesures prises dans un délai d’un mois.
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Rédacteur : Kalina Petkova