Publié le 16 juillet 2025 22:25:38. Le ministère des Affaires étrangères sud-coréen a justifié sa réponse aux récentes affaires d’enlèvement et de meurtre d’étudiants coréens au Cambodge, affirmant suivre scrupuleusement les procédures des autorités locales.
Face aux critiques concernant une réaction jugée tardive et peu proactive, le ministère des Affaires étrangères a tenu à clarifier sa position. Selon le ministère, la procédure en cas d’enlèvement, particulièrement dans le contexte des fraudes en ligne, repose sur le principe de « l’auto-déclaration » exigé par la police cambodgienne. Cette exigence, déjà communiquée en juin 2024, vise à garantir l’exactitude des informations avant toute intervention.
Le ministère a également souligné la complexité de certaines situations, où des individus, conscients de participer à des escroqueries en ligne, le font volontairement et parfois en dissimulant la vérité à leurs familles. Il a même été évoqué que ces participants pourraient être considérés comme des complices potentiels de la fraude téléphonique visant le public sud-coréen.
La police cambodgienne requiert un ensemble d’informations précises en cas de signalement de fraude à l’emploi ou de séquestration, incluant la localisation exacte de la personne, ses coordonnées, des photos du bâtiment, une copie du passeport, une photo d’identité et une vidéo de la victime appelant à l’aide. L’ambassade de Corée du Sud au Cambodge assure un suivi constant avec le journaliste et soutient pleinement ces démarches pour une intervention rapide et efficace.
Le principe de « l’auto-déclaration » s’explique, selon le ministère, par des cas passés où des signalements par des tiers, même suivis d’interventions, se heurtaient au déni des victimes, souhaitant parfois rester au sein des centres d’escroquerie. L’augmentation des victimes coréennes au Cambodge est attribuée à un afflux de citoyens attirés par des offres d’emploi lucratives dans ces réseaux.
Le ministère a reconnu la difficulté pour les personnes retenues de fournir l’intégralité des informations demandées par les autorités cambodgiennes dans de telles circonstances, tout en affirmant suivre scrupuleusement les directives policières. Une demande a été formulée pour simplifier le processus de détection afin qu’une intervention puisse être déclenchée sur la seule base d’informations d’identité et de localisation.
Concernant des incidents spécifiques relayés par certains médias, le ministère a apporté des précisions. Il a été expliqué qu’une déclaration exigeant la présence à l’ambassade pendant les heures de bureau avait été émise par le personnel de sécurité local, et non par un consul. De plus, une vérification des enregistrements de vidéosurveillance aurait contredit l’affirmation selon laquelle une personne se serait cachée dans des détritus.
S’agissant du délai de deux mois ayant retardé le rapatriement du corps d’un étudiant coréen assassiné, le ministère des Affaires étrangères a assuré avoir déployé tous les efforts possibles. Dès l’annonce du décès par la police cambodgienne, l’ambassade a exigé une enquête rapide et des poursuites rigoureuses contre le suspect. Une assistance consulaire a été fournie aux familles, les tenant informées de l’avancement de l’enquête et des procédures d’autopsie. Des démarches ont également été entreprises auprès des autorités cambodgiennes pour organiser une autopsie avec la participation de la police nationale coréenne, suite à des retards dans les procédures internes cambodgiennes.
Le ministère des Affaires étrangères a conclu en affirmant qu’il poursuivrait ses consultations avec la partie cambodgienne pour assurer la réalisation rapide de l’autopsie et le rapatriement du corps.