La Thaïlande va revoir à la baisse sa définition du « goût sucré normal» dans les boissons, une mesure destinée à lutter contre l’obésité et le diabète en encourageant des choix plus sains. À partir du 11 février 2026, la nouvelle norme de référence sera réduite de moitié.
Le ministère thaïlandais de la Santé a annoncé cette semaine une modification significative de la réglementation concernant la teneur en sucre des boissons. L’objectif est clair : réduire l’incidence des maladies non transmissibles (MNT) et améliorer la santé publique en limitant la consommation excessive de sucre.
Selon le ministère, cette nouvelle approche, qui fixe la « douceur normale » à 50 % de la teneur actuelle, aura des effets bénéfiques bien au-delà de la simple prévention du surpoids. Une consommation réduite de sucre peut contribuer à une meilleure santé de la peau, à une stabilisation de la glycémie et à une diminution de la graisse abdominale. « Choisir une boisson moins sucrée peut ralentir le vieillissement prématuré de la peau, améliorer la concentration et réduire la fatigue », a précisé le ministère.
Les experts soulignent également que réduire l’exposition au sucre permet de restaurer la sensibilité gustative. Les récepteurs du goût se renouvellent en effet tous les 14 jours environ. Si une période d’adaptation initiale peut être ressentie, le ministère assure qu’une consommation réduite pendant plus de 10 jours favorisera l’adoption d’habitudes alimentaires plus saines.
En outre, diminuer l’apport en sucre allège la charge de travail du foie et du pancréas, contribuant ainsi à un métabolisme plus efficace et à la prévention de maladies telles que la stéatose hépatique et le diabète.