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Le ministre italien des Affaires étrangères exclut de rejoindre le « Conseil de la paix » de Trump

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Publié le 7 février 2024 16:43:00. L’Italie a officiellement renoncé à rejoindre le « Conseil de la Paix » initié par l’ancien président américain Donald Trump, invoquant des contraintes constitutionnelles. Cette décision intervient malgré les spéculations sur une possible adaptation du projet pour répondre aux préoccupations européennes.

  • L’Italie ne participera pas au « Conseil de la Paix » de Donald Trump en raison d’obstacles constitutionnels.
  • La constitution italienne interdit l’adhésion à une organisation dirigée par un seul dirigeant étranger.
  • Plusieurs pays alliés des États-Unis, dont la France et le Royaume-Uni, ont également exprimé des réserves.

Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a confirmé samedi que l’Italie ne rejoindra pas l’initiative lancée par Donald Trump en janvier lors du Forum économique mondial de Davos. Quelque 19 pays avaient initialement signé la charte fondatrice de ce conseil, dont le but initial était de superviser la reconstruction de Gaza, mais dont les ambitions semblent désormais plus larges, voire concurrentes avec les Nations Unies.

« Nous ne pouvons pas participer au Conseil de la Paix car il y a une limite constitutionnelle », a déclaré M. Tajani à l’agence de presse ANSA. « C’est insurmontable d’un point de vue juridique. » Cette affirmation met fin aux espoirs d’une éventuelle adaptation du projet, évoquée par la Première ministre Giorgia Meloni, une alliée de Trump, qui avait souligné le mois dernier des « problèmes constitutionnels » mais suggéré que l’ancien président pourrait « rouvrir le cadre pour répondre aux besoins non seulement de l’Italie, mais aussi d’autres pays européens ».

La décision italienne intervient après une rencontre entre M. Tajani et des responsables américains, notamment le secrétaire d’État Marco Rubio et le vice-président JD Vance, en marge des Jeux olympiques de Milan. La constitution italienne, en effet, interdit formellement au pays de s’associer à une organisation placée sous l’autorité exclusive d’un seul chef d’État étranger.

Outre l’Italie, d’autres alliés clés des États-Unis, comme la France et le Royaume-Uni, ont manifesté des doutes quant à leur éventuelle participation au « Conseil de la Paix ». La portée exacte de ce conseil, qui ne se limite pas à la question de Gaza selon sa charte, et son ambition de rivaliser avec les institutions internationales existantes, suscitent des interrogations.

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