Publié le 2025-10-09 11:45:00. Le gouvernement israélien a donné son feu vert, jeudi 9 octobre 2025, à la première phase du plan de paix pour la bande de Gaza présenté par l’administration de Donald Trump, suscitant des réactions immédiates et contrastées des acteurs régionaux et internationaux.
- Israël accepte la première phase du plan de paix de Donald Trump pour Gaza.
- Benjamin Netanyahu salue un « grand jour » et l’engagement de Trump pour la libération des otages.
- Hamas appelle à garantir le respect de l’accord et réaffirme son engagement pour les droits palestiniens.
La décision israélienne a été accueillie avec une satisfaction prudente par certains, notamment le Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui a remercié l’ancien président américain pour son implication. « Je remercie du fond du cœur le président Trump et son équipe pour leur dévouement à cette mission sacrée de libérer nos otages », a déclaré M. Netanyahu, ajoutant : « Avec l’aide de Dieu, ensemble, nous continuerons à atteindre tous nos objectifs et à développer la paix avec nos voisins. » Une scène de liesse a été observée dans les rues de Tel-Aviv suite à l’annonce.

Du côté du Hamas, organisation considérée comme terroriste par plusieurs pays, l’heure était à la vigilance. L’organisation a lancé un appel au président Trump, aux États garants de l’accord et aux parties arabes, islamiques et internationales pour qu’ils exercent une pression sur le gouvernement israélien afin d’assurer le plein respect de ses engagements. « Nous affirmons que les sacrifices de notre peuple ne seront pas vains et que nous resterons fidèles à notre promesse : nous n’abandonnerons jamais les droits nationaux de nos peuples jusqu’à ce que la liberté, l’indépendance et l’autodétermination soient atteintes », a précisé le communiqué.
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a exhorté toutes les parties à saisir cette « opportunité capitale » pour établir une voie politique crédible. Il a souligné l’importance de parvenir à une « solution à deux États » permettant aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre en paix et en sécurité, affirmant que « les enjeux n’ont jamais été aussi élevés ».
Une perspective de paix saluée en Allemagne et en Europe
En Allemagne, le Chancelier Frédéric Merz a qualifié les premiers pas de l’accord d’« encourageants », y voyant un « nouvel espoir » pour les otages, la population de Gaza et la région dans son ensemble. Sur son compte X, il a estimé que pour la première fois depuis longtemps, il existait « une réelle perspective de paix » et a appelé toutes les parties à honorer leurs promesses pour mettre fin à la guerre.
Les premiers pas de l’accord entre Israël et le Hamas sont encourageants. Ils offrent un nouvel espoir : pour les otages et leurs familles, pour la population de Gaza et pour toute la région. Pour la première fois depuis longtemps, il y a une réelle perspective de paix. Nous appelons toutes les parties à tenir leurs promesses, à mettre fin à la guerre et à ouvrir la voie à une paix durable.
Frédéric Merz, Chancelier d’Allemagne
Roberta Metsola, présidente du Parlement européen, a qualifié ce moment de « crucial pour la paix et le renouveau au Moyen-Orient », ouvrant potentiellement la voie à la fin d’un cycle de violence intergénérationnelle.
L’Arabie Saoudite a exprimé l’espoir que cette étape importante conduirait à des mesures urgentes pour soulager la souffrance humanitaire, au retrait israélien, au rétablissement de la sécurité et à une paix juste et globale basée sur la solution à deux États.
Le président égyptien Abdel Fatah al-Sissi a salué l’accord comme un « moment historique » qui tourne la page de la guerre et ouvre la porte à un avenir de justice et de stabilité pour les peuples de la région. En Turquie, le président Tayyip Erdogan a remercié le président américain Trump pour avoir fait preuve de la volonté politique nécessaire à l’encouragement du gouvernement israélien.
Aide humanitaire et réactions internationales
L’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) a indiqué disposer de suffisamment de nourriture, de médicaments et de fournitures de première nécessité pour soutenir toute la population de Gaza pendant les trois prochains mois, selon son directeur, Philippe Lazzarini.
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a évoqué un « moment de profond soulagement » ressenti dans le monde entier, notamment par les otages, leurs familles et la population civile de Gaza qui a enduré des « souffrances inimaginables ».
Pour le Premier ministre australien, Anthony Albanese, il s’agit d’une « étape indispensable vers la paix » après plus de deux ans de conflit. Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Winston Peters, a qualifié l’accord de « première étape essentielle vers une paix durable » et a appelé Israël et le Hamas à poursuivre leurs efforts.