Publié le 14 février 2026. Les autorités sanitaires de Batu, dans l’est de Java, s’inquiètent d’une possible augmentation des cas de cancer du sein et du col de l’utérus d’ici 2025, en raison d’un diagnostic trop souvent tardif. Des campagnes de dépistage et de sensibilisation sont renforcées pour améliorer la prévention.
- En 2025, on prévoit 56 cas de cancer du col de l’utérus et 6 cas de cancer du sein à Batu.
- Le principal obstacle au contrôle de ces cancers reste le manque de sensibilisation à l’auto-examen et la présentation tardive des symptômes.
- Des programmes de dépistage gratuits, notamment l’inspection visuelle de l’acide acétique (IVA) pour le cancer du col de l’utérus et le SADARI/SADANIS pour le cancer du sein, sont mis en place.
Le bureau de santé de la ville de Batu est confronté à un défi majeur : réduire l’incidence et la mortalité liées au cancer du sein et du col de l’utérus. Les données actuelles révèlent une tendance préoccupante, avec un nombre significatif de patientes diagnostiquées à un stade avancé de la maladie. Cette situation souligne l’importance cruciale d’une détection précoce, souvent déterminante pour la survie.
Selon le Dr Susana Indahwati, responsable de la prévention, du contrôle des maladies et de la gestion des catastrophes au bureau de santé de la ville de Batu, le problème central réside dans le faible niveau de sensibilisation à l’auto-examen.
« Le problème principal est toujours le même, la sensibilisation à l’auto-examen précoce est encore faible. De nombreuses personnes ne viennent que lorsque leurs symptômes sont graves. »
Dr Susana Indahwati, responsable de la prévention, du contrôle des maladies et de la gestion des catastrophes
Elle précise que le cancer du sein et du col de l’utérus sont des maladies qui peuvent être maîtrisées si elles sont détectées à un stade précoce, même si cela demande des efforts constants.
Pour atteindre cet objectif, les autorités locales ambitionnent de proposer un dépistage précoce du cancer du sein à 1 300 femmes en âge de travailler chaque année. Ces efforts se concentrent sur les établissements de santé de premier niveau, avec une attention particulière portée à l’éducation des femmes et à la promotion de l’auto-examen des seins (SADARI) et de l’examen clinique des seins (SADANIS). Ces deux méthodes, jugées efficaces pour identifier les anomalies avant qu’elles ne se transforment en cancer avancé, sont au cœur de la stratégie de prévention.
« S’il est détecté tôt, le traitement est plus simple, les chances de guérison sont élevées et le risque de décès peut être réduit. »
Dr Susana Indahwati, responsable de la prévention, du contrôle des maladies et de la gestion des catastrophes
La prévention du cancer du col de l’utérus passe par un examen IVA gratuit
En complément des actions menées pour lutter contre le cancer du sein, le bureau de santé de Batu renforce ses efforts de prévention du cancer du col de l’utérus. L’inspection visuelle de l’acide acétique (IVA), une méthode de dépistage précoce des lésions précancéreuses à la fois peu coûteuse et précise, est largement proposée. Le test IVA a été privilégié en raison de son niveau de spécificité élevé, atteignant jusqu’à 98 %, et de sa facilité de mise en œuvre dans les centres de santé de base.
Tous les centres de santé communautaires de la ville de Batu disposent désormais de sages-femmes formées pour réaliser gratuitement les examens IVA. Les habitants n’ont donc pas besoin de se rendre dans un hôpital spécialisé pour bénéficier de ce dépistage essentiel. Par ailleurs, une campagne de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) est également en cours, ciblant les femmes en âge de procréer et les écolières, afin de constituer une première ligne de défense contre le cancer du col de l’utérus.
Le Dr Indahwati se montre optimiste quant à l’impact de ces mesures combinées. Elle estime qu’une détection précoce régulière et une sensibilisation accrue permettront de réduire significativement les taux de morbidité et de mortalité liés à ces cancers. L’inquiétude liée au coût élevé des traitements, qui constituait autrefois un frein majeur, est désormais moins prégnante, grâce à la couverture offerte par le régime national d’assurance maladie.
Erra Widayati, chef de la branche BPJS Health Batu, confirme que tous les services de lutte contre le cancer sont intégralement pris en charge dans le cadre du régime national d’assurance maladie (JKN). Cela inclut les examens de dépistage, les traitements, la chimiothérapie et tous les soins nécessaires, selon les procédures établies. Les patientes peuvent ainsi se concentrer sur leur rétablissement sans avoir à supporter de charges financières importantes.
En collaboration avec le département de la santé, les centres de santé communautaires et BPJS Health, les autorités de la ville de Batu espèrent sensibiliser davantage la population à l’importance du dépistage précoce. Car, comme le soulignent les experts, dans le cas du cancer, la rapidité du diagnostic est souvent synonyme de vie.
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