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Le PDG d’Instagram, Adam Mosseri, prend position lors d’un procès sur les réseaux sociaux – NBC Los Angeles

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Publié le 12 février 2024 00:41:00. Le PDG d’Instagram, Adam Mosseri, a défendu la plateforme face aux accusations de créer une dépendance chez les jeunes utilisateurs, dans le cadre d’un procès retentissant à Los Angeles qui pourrait ouvrir la voie à de nombreuses autres actions en justice.

  • Adam Mosseri nie qu’Instagram cible intentionnellement les enfants pour les rendre dépendants.
  • Le procès vise Meta (maison mère d’Instagram et Facebook) et YouTube, accusées d’avoir aggravé la dépression et les pensées suicidaires chez une jeune femme.
  • Mark Zuckerberg, cofondateur de Meta, et Neil Mohan, PDG de YouTube, doivent également témoigner.

Adam Mosseri a témoigné mercredi devant la Cour supérieure de Los Angeles, contestant fermement l’idée qu’Instagram cherche à rendre ses jeunes utilisateurs accros afin d’augmenter ses profits. Il a souligné une distinction entre la dépendance et ce qu’il a qualifié d' »utilisation problématique » de la plateforme. Cette défense intervient dans le cadre d’un procès intenté par KGM, une jeune femme de 20 ans, qui affirme que l’utilisation intensive des réseaux sociaux dès son plus jeune âge a contribué à des problèmes de santé mentale.

KGM accuse Meta, ainsi que YouTube (filiale de Google), d’avoir exacerbé sa dépression et ses pensées suicidaires. Selon l’accusation, elle a commencé à utiliser YouTube à l’âge de 6 ans et Instagram à 9 ans, publiant près de 300 vidéos avant d’entrer au lycée. L’avocat de la plaignante, Mark Lanier, a exposé dans sa déclaration liminaire que les plateformes exploitent la psychologie humaine grâce à des algorithmes complexes.

Mosseri a cependant insisté sur le fait que l’attention portée à une plateforme ne signifie pas nécessairement une dépendance, comparant cela à regarder une série sur Netflix jusqu’à tard dans la nuit. Il a également affirmé que les profits d’Instagram proviennent de la protection des mineurs, et non de leur exploitation.

« Il ne s’agit pas de dépendance simplement parce que quelqu’un se gave de quelque chose »

Adam Mosseri, PDG d’Instagram

Ce procès est scruté de près car il pourrait servir de précédent pour des centaines d’autres plaintes similaires en cours. Ces affaires dénoncent les dommages causés par des plateformes de médias sociaux jugées addictives. La plaignante avait déjà trouvé un accord avec Snapchat et TikTok.

Le cofondateur de Meta, Mark Zuckerberg, est attendu à la barre le 18 février, suivi du PDG de YouTube, Neil Mohan. Les jurés – douze titulaires et six suppléants – ont été désignés vendredi sous la direction de la juge Carolyn Kuhl.

La plainte détaille comment KGM aurait été exposée à du contenu préjudiciable et dépressif, ainsi qu’à des comparaisons sociales négatives, incitant à l’automutilation. Elle souligne également que les entreprises ont conçu leurs produits pour contourner le contrôle parental, permettant à KGM d’accéder aux plateformes malgré les tentatives de sa mère de la protéger. Selon la plainte, les outils de recommandation et de connexion des utilisateurs d’IA de Meta et Snap ont facilité les contacts avec des inconnus, y compris des adultes potentiellement dangereux.

La plainte accuse également Instagram d’avoir tardé à réagir face à des cas d’intimidation et de sextorsion dont KGM a été victime, nécessitant l’intervention de ses amis et de sa famille pour signaler les abus. Plus KGM utilisait les plateformes, plus sa santé mentale se détériorait, selon les allégations.

Ce procès s’inscrit dans un contexte de préoccupations croissantes concernant l’impact des technologies numériques sur la santé mentale des adolescents, comme le soulignent de nombreuses études citées dans les plaintes.

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