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le patron d’Instagram rejette l’idée d’addiction

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Los Angeles – Le patron d’Instagram, Adam Mosseri, a défendu mercredi les pratiques de sa plateforme et de Meta face à des accusations selon lesquelles elles auraient sciemment conçu leurs algorithmes pour rendre les jeunes utilisateurs dépendants. Ce procès, qui se déroule à Los Angeles, pourrait ouvrir la voie à de nombreuses autres actions similaires aux États-Unis.

Interrogé sur la distinction entre une utilisation problématique et une véritable addiction, Adam Mosseri a reconnu avoir pu utiliser le terme « accro » de manière trop légère par le passé. « Il est important de différencier l’addiction clinique et un usage problématique », a-t-il déclaré, en réponse à l’avocat de la plaignante, Mark Lanier. Il a précisé qu’il n’avait pas la compétence pour diagnostiquer une addiction clinique.

Le procès se concentre sur le cas de Kaley G.M., une Californienne de 20 ans qui affirme avoir été exposée de manière intensive à YouTube et Instagram dès son plus jeune âge. Les plaignants estiment que les plateformes de Google et Meta, ainsi que leurs filiales, ont favorisé une consommation excessive chez les jeunes internautes.

L’audience a été marquée par la présence émue de mères d’adolescents ayant mis fin à leurs jours, venues exprimer leur colère. Ces familles, représentant des milliers de plaignants à travers les États-Unis, ont passé la nuit sous la pluie devant le tribunal pour obtenir une place.

Adam Mosseri a insisté sur l’importance pour les entreprises de garantir la sécurité de leurs produits, tout en soulignant que la protection des mineurs pouvait également avoir un impact positif sur l’activité et les bénéfices de Meta. Il a défendu la décision controversée de Mark Zuckerberg en 2020 d’autoriser les filtres de chirurgie esthétique sur Instagram, malgré les inquiétudes exprimées par d’autres dirigeants quant à leur influence potentiellement négative sur les jeunes filles.

« Nous essayons d’être aussi protecteurs que possible et aussi peu censeurs que possible », a-t-il justifié, face aux questions sur l’équilibre entre le bien-être des utilisateurs et les profits de l’entreprise.

Le procès ne porte pas sur le contenu hébergé par les plateformes, mais sur les algorithmes et les fonctions de personnalisation qui, selon les plaignants, encouragent un visionnage compulsif. TikTok et Snapchat, également poursuivis, ont conclu un accord confidentiel avant le début du procès.

Mark Zuckerberg doit témoigner le 18 février. Neal Mohan, le patron de YouTube, est également attendu à la barre la semaine prochaine. Le procès devrait se poursuivre jusqu’au 20 mars, et d’autres procédures similaires sont prévues à Los Angeles dans l’année. Par ailleurs, une action collective à l’échelle nationale est en cours d’instruction en Californie du Nord. Un autre procès, au Nouveau-Mexique, accuse Meta de privilégier les profits au détriment de la protection des mineurs contre les prédateurs sexuels.

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