Publié le 16 octobre 2025. Le Québec se prépare à tester sa résilience face aux séismes avec «La Grande Secousse», un exercice d’envergure simulant un tremblement de terre. L’événement vise à familiariser la population avec les gestes de sécurité essentiels.
- Jeudi 16 octobre, à 10h16, des milliers de Québécois participeront à «La Grande Secousse du Québec», la plus grande simulation de tremblement de terre au monde.
- Sept des dix plus grandes villes de la province, dont Laval, Montréal et Québec, sont situées dans des zones potentiellement à risque sismique.
- L’objectif principal est de faire adopter les bons réflexes : «se baisser», «s’abriter» et «s’agripper».
L’initiative, coordonnée par l’Association des gestionnaires en sécurité incendie et civile du Québec (AGSICQ) et l’Association de sécurité civile du Québec (ASCQ), est soutenue par le Bureau d’assurance du Canada (BAC-Québec) et le ministère de la Sécurité publique (MSP). Près de 50 000 personnes sont déjà inscrites pour cette édition 2025, faisant de cet événement la plus importante simulation sismique à l’échelle planétaire.
Se préparer à l’imprévu : les gestes qui sauvent
Face à la menace, souvent imprévisible, des tremblements de terre, la préparation est la clé. Il est recommandé de mettre en place un plan d’urgence familial et de s’assurer de disposer d’une trousse d’urgence capable de subvenir aux besoins de base pendant au moins 72 heures. La familiarisation avec les procédures à suivre est également cruciale.
Dès les premières secousses, l’action doit être immédiate. Identifier les endroits les plus sûrs dans son domicile ou son lieu de travail est primordial. L’idéal est de se réfugier sous un meuble solide, tel qu’une table ou un bureau, en se rapprochant du centre de la pièce, loin des fenêtres, des étagères lourdes, des murs extérieurs et des cadres de porte. Si un tel abri n’est pas disponible, notamment dans un couloir, il est conseillé de s’accroupir le long d’un mur intérieur.
Durant la secousse, il est impératif de se protéger la tête et le cou avec ses bras pour parer aux chutes d’objets. Une fois sous un meuble, il faut s’y agripper fermement jusqu’à la fin du mouvement tellurique. Les autorités déconseillent fortement de se déplacer ou de tenter de sortir pendant les secousses, le mouvement pouvant être trop intense pour permettre toute locomotion, même rampante.
Zones à risque et réalités sismiques au Québec
La province de Québec compte trois zones considérées comme à risque sismique : la région de Charlevoix-Kamouraska, l’Ouest du Québec et le Bas-Saint-Laurent. La vallée de l’Outaouais, incluant Montréal et s’étendant jusqu’au Témiscamingue, ainsi que les Laurentides et l’est de l’Ontario, constituent la zone sismique de l’Ouest québécois.
Selon Séisme Canada, la région de l’Est du Canada connaît environ 450 tremblements de terre chaque année. La grande majorité de ces événements sont de faible intensité et surviennent dans des zones peu habitées. Néanmoins, un séisme peut avoir des conséquences graves, allant des glissements de terrain aux dommages structurels sur les bâtiments, ponts et routes, en passant par des pannes d’électricité, des bris d’aqueduc et des accidents industriels.
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