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Le pouvoir judiciaire entre dans la ligne de « Rawsha Rock »: Corrige-t-il quelle est sa différence politique?

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Publié le 01 octobre 2025. La justice libanaise cherche à rétablir l’autorité de l’État après l’incident de l’éclairage du Rocher de Raouché, entraînant des poursuites contre deux individus et des tensions politiques.

Dans un développement judiciaire marquant, le procureur général près la Cour de cassation au Liban a engagé une procédure à l’encontre de deux personnes impliquées dans l’éclairage du Rocher de Raouché, symbole emblématique de Beyrouth. Cette démarche intervient suite à l’explosion d’un débat politique et sécuritaire, et à l’absence des personnes convoquées devant le juge d’instruction.

Les récentes rencontres entre le président de la République, Joseph Aoun, le Premier ministre, Nawaf Salam, et le procureur Jamal Al-Hajjar semblent avoir ouvert la voie à une action judiciaire visant à restaurer l’image de l’État. Cette initiative prend une importance particulière dans le contexte d’une attention médiatique accrue et de flottements perçus entre les plus hautes instances de l’État.

Restauration de l’image de l’État

Une source judiciaire proche du dossier a révélé que la décision d’engager des recherches et des enquêtes visait à reconnecter le texte de loi avec son application concrète. Il s’agit, selon elle, de redorer le blason d’un pays dont l’image a été écornée par une scène politico-sécuritaire controversée. Le procureur général aurait ainsi identifié la violation comme « l’atteinte à une décision administrative exécutoire » et l’aurait rattachée à la responsabilité de personnes spécifiques. Cette démarche se veut un message fort : les ordres administratifs ne sont pas lettre morte et ne peuvent être bousculés sous la pression de la rue ou d’armes symboliques.

Briser une décision administrative

D’autres personnes devraient être convoquées dans les prochains jours pour répondre d’accusations telles que la violation d’une décision administrative émise précédemment, la diffamation, l’outrage à des institutions et l’incitation à l’émeute. Le juge Al-Hajjar a estimé que les forces de sécurité n’avaient pas pu empêcher l’éclairage du rocher en raison du grand nombre de participants. Il a également souligné que les forces de sécurité étaient prêtes pour un rassemblement symbolique, tel que stipulé dans un document émanant du ministère de l’Intérieur, ce qui implique une responsabilité administrative de la part des autorités civiles, tout en attribuant à l’armée le maintien de l’ordre et la prévention des frictions, sans pour autant qualifier l’événement de « rupture » au sens strict.

Association des arts libanais

Selon des sources sécuritaires, l’enquête portera en premier lieu sur l’association « Arts Libanais – Rasalat », qui avait sollicité et obtenu l’autorisation du gouverneur de Beyrouth, Marwan Abboud, pour organiser l’événement. Le représentant de l’association, Mohamed Emad El-Din Kawtharani, ainsi que la liste des fondateurs, sont également cités. L’autorisation accordée par le gouverneur incluait des conditions strictes, notamment l’interdiction formelle d’éclairer le rocher, que ce soit de la mer, du trottoir ou par voie aérienne, ainsi que la diffusion d’images lumineuses.

Données régionales

Au palais présidentiel, l’atmosphère était tendue. Il a été souligné que le président de la République soutenait le pouvoir judiciaire dans sa quête de vérité. Lors de ses rencontres avec les présidents du gouvernement et du parlement, Nabih Berri, il aurait insisté sur la nécessité de tenir pour responsables ceux qui nuisent à la paix civile et fomentent des séditions. Ses préoccupations relatives à l’incident du « rocher sectaire » ne seraient pas anodines, mais directement liées à la situation régionale. Le président chercherait à éviter un affrontement interne, non pas par alignement avec le Hezbollah, mais plutôt en raison de données précises concernant l’équilibre des forces dans la région et les intentions d’Israël. Selon ces mêmes sources, un conflit interne au Liban, dans les circonstances actuelles, pourrait avoir des répercussions négatives, surtout à l’approche d’une potentielle nouvelle guerre avec Israël. Cette lecture expliquerait la retenue présidentielle face aux préoccupations internes, malgré la division interne qui affaiblit le front libanais. La situation à Gaza et les discussions en cours sur un cessez-le-feu pourraient préfigurer ce qui attendrait le Liban après un nouveau cycle de combats. La position du président serait donc principalement fondée sur le soutien à l’institution militaire, cherchant à la renforcer et à la préserver de toute division interne qui pourrait nuire à son prestige, car la survie d’une armée unie serait la garantie fondamentale pour éviter le chaos au Liban.

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Respect des décisions administratives

Farah Mansour, experte en affaires judiciaires, a expliqué que le procureur général avait agi sur une demande directe du Premier ministre afin d’enquêter et d’identifier les personnes ayant participé à l’éclairage du Rocher de Raouché et violé des décisions administratives et l’autorité de l’État. L’association ayant obtenu le permis aurait ainsi manqué à son engagement de ne pas procéder à un éclairage. Le juge Jamal Al-Hajjar aurait rédigé des rapports d’enquête sur deux personnes dont la contribution au processus d’éclairage a été établie, après leur refus de se présenter aux convocations du juge. Ces individus ont été transférés à la division des renseignements, une étape judiciaire visant à imposer le respect des décisions administratives.

Les enquêtes se déroulent en collaboration avec les services de sécurité, la municipalité de Beyrouth et le ministère de l’Intérieur. Le pouvoir judiciaire a demandé des informations complètes sur les personnes concernées, qu’il s’agisse des représentants de l’association ou des auteurs directs de l’éclairage. L’affaire vise des individus spécifiques, et des mesures judiciaires appropriées devraient être prises à leur encontre.

Al-Hajjar avait précédemment demandé au ministère de l’Intérieur et aux services de sécurité de lui fournir l’identité de toutes les personnes impliquées dans l’éclairage. Suite à cela, deux personnes ont été convoquées pour être identifiées, mais leur non-participation ayant été constatée, des rapports d’enquête ont été rédigés à leur encontre et transmis à la division des renseignements.

Voie judiciaire

Youssef Diab, spécialiste des affaires juridiques, a souligné que le pouvoir judiciaire empruntait une voie claire, en coopération avec les services de sécurité, la municipalité de Beyrouth et le ministère de l’Intérieur. Une demande avait été formulée auprès de ces organismes pour obtenir les identités des personnes directement liées au processus. L’ouverture de l’enquête est intervenue suite à une demande directe du Premier ministre dans le but de vérifier l’identité des participants à l’éclairage du Rocher de Raouché et à la violation des décisions administratives, constituant ainsi une rupture de la décision de l’État. Le juge Jamal Al-Hajjar a émis des rapports d’enquête contre deux personnes dont la participation à l’éclairage et la violation manifeste ont été constatées, suite à leur absence aux séances d’enquête auxquelles elles avaient été convoquées. Cette procédure judiciaire fait suite à leur défaillance à comparaître.

Messages internationaux négatifs

Les répercussions de l’affaire du « Rocher de Raouché » ne se sont pas limitées aux frontières libanaises ni à la relation entre la présidence et le gouvernement. Selon des informations diplomatiques, cette scène a suscité des réactions négatives dans plusieurs pays qui suivent la situation libanaise. L’événement n’a pas été perçu comme un simple désaccord local, mais plutôt comme un message inquiétant quant à l’incapacité des responsables gouvernementaux libanais à faire respecter leurs propres décisions. L’État a semblé incapable de protéger un symbole national au cœur de la capitale. Ces cercles ont considéré que l’incident représentait une indication alarmante de la capacité limitée des autorités libanaises à appliquer la loi, soulevant des questions quant à leur sérieux dans la mise en œuvre de réformes fondamentales et d’un véritable changement dans la gestion de l’État.

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