Le Premier ministre péruvien, Ernesto Álvarez, a officiellement demandé au Congrès de la République de tenir une séance plénière le 22 octobre prochain. L’objectif est de présenter les grandes lignes de son programme de gouvernement et d’obtenir la confiance de son cabinet ministériel, comme l’exige la Constitution.
- Le Premier ministre Ernesto Álvarez sollicite un vote de confiance pour son gouvernement.
- La séance plénière est prévue pour le mercredi 22 octobre.
- La demande s’appuie sur l’article 130 de la Constitution politique du Pérou.
Dans une lettre adressée au président du Parlement, Fernando Rospigliosi (Force Populaire), Ernesto Álvarez Miranda a formalisé cette requête. Il a proposé que la date de cette session cruciale soit fixée au 22 octobre 2025, à 16h00, dans le but de débattre des « principales mesures que ma direction exige pour le bénéfice du pays ». Cette démarche intervient quelques jours seulement après la nomination de son cabinet, qualifié par le président José Jerí de « transition et de réconciliation ».
Le Premier ministre, avocat de profession, est notamment connu pour avoir dirigé la Cour Constitutionnelle (TC) et pour ses liens avec l’Université de San Martín de Porres (USMP). Ses positions politiques sont souvent décrites comme proches de la droite conservatrice, et il s’est montré critique à l’égard des récentes manifestations qui ont secoué le pays, notamment celles des transporteurs et de la « Génération Z ».
La formation de ce nouveau cabinet n’a pas manqué de susciter des interrogations. Des sources indiquent que Patricia Li, présidente du parti Somos Perú, aurait joué un rôle dans certaines nominations. Par ailleurs, Wilber Medina, un avocat précédemment écarté de la direction du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, occupera désormais le poste de « conseiller présidentiel ».
Cette demande de vote de confiance est une étape clé pour la stabilité du gouvernement. L’article 130 de la Constitution péruvienne stipule que le président du Conseil des ministres, après avoir été nommé, doit se présenter devant le Congrès pour solliciter la confiance de cet organe législatif.
Il est à noter que, selon des informations rapportées par El Comercio, au moins deux ministres du cabinet d’Ernesto Álvarez font face à des poursuites pénales. Le ministre de la Justice, quant à lui, a récemment indiqué que des discussions sur la Cour interaméricaine des droits de l’homme n’avaient pas encore eu lieu, l’accent étant mis sur des « questions prioritaires ».