Home Économie Le président d’Orlen souligne les plus grosses erreurs de ses prédécesseurs. « Dezynvolture »

Le président d’Orlen souligne les plus grosses erreurs de ses prédécesseurs. « Dezynvolture »

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Publié le 23 février 2026 à 09h55. La fusion des groupes énergétiques polonais Lotos et PGNiG avec Orlen est désormais achevée, mais l’intégration complète de ces entités représente un défi de plusieurs années, selon le président d’Orlen, Ireneusz Fąfara.

  • Le processus d’intégration opérationnelle des actifs acquis par Orlen est complexe et prendra du temps, malgré la finalisation symbolique de la fusion.
  • Ireneusz Fąfara critique les décisions d’investissement antérieures, citant notamment le projet Oléfine III dont les coûts ont été multipliés par six.
  • Le président d’Orlen estime qu’une certaine pression de la part de l’actionnaire principal, l’État polonais, est nécessaire pour stimuler la performance de l’entreprise.

Après des années de rachats et de fusions, le paysage énergétique polonais est en pleine mutation. Orlen, désormais un géant multi-énergies, affirme que l’intégration opérationnelle de Lotos et PGNiG est un processus complexe qui dépasse le simple changement de logo ou de marque. Comme l’explique Ireneusz Fąfara à WNP Ireneusz Fąfara, il s’agit d’unifier les systèmes, les processus et les structures de gestion.

« Symboliquement, on peut sans doute dire oui [à la finalisation de la consolidation]. Et sur le plan opérationnel ? Il s’agit d’un processus extrêmement compliqué », a-t-il déclaré.

Selon le président d’Orlen, ses prédécesseurs n’ont pas suffisamment préparé le terrain pour une intégration efficace des actifs acquis. Il souligne que l’unification ne se limite pas à des changements cosmétiques, mais implique une refonte profonde des systèmes et des processus internes.

Les synergies attendues de ces fusions, estimées à un milliard de dollars, se concrétisent plus lentement que prévu. « C’est plus de travail que de résultats », admet M. Fąfara.

Le président d’Orlen n’hésite pas à remettre en question les choix d’investissement passés, en particulier le projet Oléfine III, un complexe pétrochimique à Płock. Initialement estimé à 8,3 milliards de zlotys (environ 1,9 milliard d’euros), le coût de ce projet a grimpé à 51 milliards de zlotys (environ 11,8 milliards d’euros) sous la direction précédente. Le projet Oléfine III, autrefois fleuron de l’investissement d’Orlen, est désormais rebaptisé Nouvelle Chimie.

« Commençant avec un investissement de 8 milliards de zlotys et terminant avec une valeur de 50 milliards de zlotys, il ne suffit pas de dire que le projet a été sous-estimé. Il a été inconsidéré. »

Ireneusz Fąfara, président d’Orlen

Orlen étudie également la possibilité de racheter l’investissement problématique de Grupa Azoty, le projet Polymères Police, dont le coût de construction a dépassé 7 milliards de zlotys (environ 1,6 milliard d’euros). L’entreprise a soumis une offre de plus d’un milliard de zlotys (environ 230 millions d’euros) pour acquérir Grupa Azoty Polyolefins, une offre dont la validité a été prolongée jusqu’à fin mars. Plus d’informations sur l’offre d’Orlen pour Polymères Police.

La question de l’avenir d’Anwil, une filiale d’Orlen, est également à l’étude. Le président Fąfara reconnaît que la place d’Anwil dans la structure du groupe est régulièrement remise en question.

Concernant le rôle de l’État en tant qu’actionnaire majoritaire, M. Fąfara estime qu’une certaine pression est nécessaire pour garantir la performance de l’entreprise. « Si la direction ne ressent pas de pression, c’est mauvais », a-t-il affirmé.

Enfin, concernant les prix des carburants, le président d’Orlen souligne qu’ils sont principalement déterminés par les prix mondiaux des hydrocarbures et la politique fiscale de l’État.

L’intégration d’Orlen, Lotos et PGNiG est donc un processus de longue haleine, qui dépendra de la capacité de l’entreprise à tirer les leçons du passé et à s’adapter aux évolutions du marché mondial de l’énergie.

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