Publié le 2025-10-07 11:56:00. Le prix Nobel de physique 2025 récompense trois scientifiques pour leurs travaux pionniers sur les phénomènes quantiques dans des circuits électriques, ouvrant la voie à de nouvelles révolutions technologiques.
- John Clarke, Michel Devoret et John Martinis se voient attribuer le prestigieux prix pour leurs découvertes concernant le tunneling mécanique quantique macroscopique et la quantification de l’énergie dans un circuit électrique.
- Ces avancées, réalisées dans les années 1980, ont démontré des effets quantiques dans des systèmes suffisamment grands pour être manipulés, marquant une étape clé pour le développement des ordinateurs quantiques.
- Le montant du prix s’élève à 11 millions de couronnes suédoises, qui sera partagé entre les lauréats.
Le Comité Nobel a salué les expériences menées par les trois physiciens, qui ont réussi à observer et contrôler des phénomènes quantiques, tels que le tunneling et les niveaux d’énergie quantifiés, au sein d’un circuit électrique. Ces travaux ont démontré que les principes de la mécanique quantique, habituellement observés à l’échelle subatomique, pouvaient se manifester dans des systèmes plus vastes, défiant ainsi les intuitions classiques. La clé de leurs succès réside dans l’utilisation de supraconducteurs, des matériaux permettant la circulation de l’électricité sans résistance, séparés par une fine couche isolante, appelée contact Josephson.

John Clarke
Photo : Cambridge
Les expériences décisives ont eu lieu entre 1984 et 1985. Les chercheurs ont réussi à contrôler et à analyser le comportement des particules chargées se déplaçant dans le circuit supraconducteur. Ils ont observé que l’ensemble de ces particules se comportait comme une entité unique, un système remplissant tout le circuit, manifestant ainsi des propriétés quantiques à une échelle inédite.

L’expérience qui a valu le prix Nobel de physique est illustrée ici.
Des recherches révolutionnaires
John Clarke, Michel Devoret et John Martinis sont reconnus internationalement pour leurs contributions marquantes à la physique des basses températures et au domaine en plein essor de l’informatique quantique. Leur expertise dans les couplages Josephson et leur capacité à observer des « phénomènes quantiques macroscopiques » dans les circuits supraconducteurs ont posé les bases théoriques et expérimentales pour la conception d’ordinateurs quantiques plus performants.


Les trois chercheurs sont affiliés à de prestigieuses universités américaines. John Clarke, d’origine britannique, est rattaché à l’Université de Californie à Berkeley. Michel Devoret, de nationalité française, enseigne à l’Université Yale et à l’Université de Californie à Santa Barbara. John Martinis, quant à lui, est américain et travaille également à l’Université de Californie à Santa Barbara. Leurs travaux conjoints continuent d’inspirer la recherche fondamentale et appliquée dans le domaine de la physique quantique.
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