Home Accueil Le procureur général a nié devant le juge avoir divulgué l’e-mail du petit ami d’Ayuso : « Absolument pas »

Le procureur général a nié devant le juge avoir divulgué l’e-mail du petit ami d’Ayuso : « Absolument pas »

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Publié le 2025-10-11 15:04:00. Le procureur général de l’État, Álvaro García Ortiz, a nié catégoriquement avoir divulgué à la presse un courriel impliquant Alberto González Amador, le compagnon de la présidente de la Communauté de Madrid, Isabel Díaz Ayuso. Il comparaissait devant la Cour suprême le 29 janvier, suite à une enquête pour révélation de secrets.

  • Álvaro García Ortiz nie avoir diffusé, « directement ou indirectement », le courriel à des médias ou à des membres du gouvernement.
  • Il a également contesté l’idée que la procureure en chef de Madrid, Almudena Lastra, l’ait soupçonné de cette fuite.
  • Le procureur général a reconnu une « erreur » en n’ayant pas publié de communiqué de presse formel concernant la plainte, arguant que cela aurait pu mieux protéger la vie privée de M. Amador.

Face au juge Hurtado, Álvaro García Ortiz a formellement rejeté toute implication dans la fuite d’informations concernant Alberto González Amador, qui fait l’objet d’une enquête pour délit de révélation de secrets. Cette affaire, qui le mènera au tribunal à partir du 3 novembre, concerne un courriel échangé entre un procureur et le compagnon d’Isabel Díaz Ayuso. Les enregistrements de sa déposition, obtenus par Onda Cero, révèlent que le procureur général a nié avec insistance avoir partagé la plainte, le dossier fiscal ou tout autre élément pertinent, que ce soit avec des journalistes ou avec des personnalités liées à la présidence du gouvernement.

Durant son interrogatoire, qui a duré une heure et vingt-cinq minutes, Álvaro García Ortiz a décliné répondre aux questions du juge, s’adressant uniquement à son propre avocat. Il a notamment rejeté les allégations suggérant que la procureure en chef de Madrid, Almudena Lastra, l’avait suspecté d’être à l’origine de la fuite, allant jusqu’à évoquer une « certaine antipathie » de sa part.

Concernant la suppression de données de son téléphone portable, une démarche reprochée par le juge, le procureur général l’a justifiée par la nature « absolument inimaginable » des informations qu’il contient. Il a expliqué que son appareil stocke des données « ultrasensibles » relatives à l’ensemble des procureurs et des procédures en cours, dont la divulgation pourrait affecter la sécurité nationale. Il a précisé que ces données sont supprimées « de manière régulière », soulignant qu’elles ne peuvent être accessibles à des tiers. Il a également admis avoir changé de téléphone portable à six reprises.

Dans ses propres déclarations, Alberto González Amador a rapporté subir une pression constante en raison de sa relation avec Isabel Díaz Ayuso. Il a confié avoir interrogé les procureurs sur d’éventuelles représailles liées à son statut de « couple de », réalisant rétrospectivement que cela aurait pu être le motif de l’enquête. Selon lui, sans le lien avec Ayuso, son dossier serait anecdotique, comparé à d’autres affaires judiciaires. Il estime avoir subi un préjudice considérable, affirmant que son cas a fait l’objet de plus de couverture médiatique que la guerre en Ukraine.

Miguel Ángel Rodríguez, le chef de cabinet d’Ayuso, a quant à lui reconnu que ses accusations à l’encontre du procureur général étaient une « hypothèse » et non une information concrète. Il a également affirmé qu’Alberto González Amador lui avait donné son accord pour diffuser le contenu du courriel dans un groupe de discussion de presse.

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