Publié le 14 février 2026. Une coalition de 19 procureurs généraux américains demande au ministère de la Justice d’enquêter sur plus de 150 organisations climatiques soupçonnées de recevoir des financements étrangers pour influencer la politique énergétique des États-Unis, une pratique qui pourrait violer la loi sur l’enregistrement des agents étrangers.
- Le procureur général du Montana, Austin Knudsen, est à l’origine de cette initiative visant à faire la lumière sur des flux financiers opaques.
- Près de 2 milliards de dollars (environ 1,85 milliard d’euros) de financements étrangers auraient été versés à ces organisations au cours des dernières années.
- L’enquête pourrait révéler des liens entre certaines de ces organisations et le Parti communiste chinois.
Le procureur général du Montana, Austin Knudsen, a lancé une offensive contre ce qu’il considère comme une ingérence étrangère dans la politique énergétique américaine. Il a dirigé une coalition de 19 procureurs généraux qui ont adressé une demande formelle au ministère de la Justice (USDOJ) pour qu’il ouvre une enquête sur plus de 150 groupes militants pour le climat basés aux États-Unis. Ces organisations sont soupçonnées de recevoir des fonds de sources étrangères dans le but d’influencer les décisions politiques en matière d’énergie.
Selon les procureurs généraux, ces actions pourraient constituer une violation de la loi sur l’enregistrement des agents étrangers (FARA). Cette loi exige que toute organisation, parti politique ou individu qui reçoit des fonds d’un mandant étranger dans le but d’influencer la politique américaine s’enregistre auprès du USDOJ. L’objectif de cette loi est de garantir la transparence et d’empêcher les gouvernements étrangers d’exercer une influence occulte sur le processus politique américain.
Austin Knudsen a spécifiquement demandé aux procureures générales Pam Bondi et John Eisenberg d’examiner de près cette affaire. Il souligne que les 150 organisations climatiques concernées ont reçu près de 2 milliards de dollars de financement étranger provenant de cinq groupes climatiques basés à l’étranger, dans le but de déstabiliser le secteur énergétique américain.
« Des acteurs étrangers tentent de saboter le secteur énergétique de notre pays en acheminant de l’argent noir vers leurs amis militants pour le climat aux États-Unis. La loi est claire : si des organisations à but non lucratif basées aux États-Unis prennent de l’argent pour faire pression et influencer la politique au nom d’un mandant étranger, elles doivent s’enregistrer auprès du FARA. En tant que procureur général, je ne resterai pas les bras croisés alors que la domination énergétique américaine est menacée par une influence étrangère. J’exhorte le procureur général Bondi à ouvrir immédiatement une enquête sur cette affaire. »
Austin Knudsen, procureur général du Montana
Les cinq organisations étrangères pointées du doigt sont la Oak Foundation, la Children’s Investment Fund Foundation, la Quadrature Climate Foundation, la KR Foundation et la Laudes Foundation. Un rapport de 2025 d’Americans for Public Trust détaille les flux financiers provenant de ces organisations vers les entités américaines concernées.
L’enquête se concentre également sur les liens potentiels entre certaines de ces organisations et le Parti communiste chinois. La Children’s Investment Fund Foundation (CIFF), par exemple, aurait financé à hauteur de plus de 553 millions de dollars des organisations basées aux États-Unis, telles que The Energy Foundation China (EFC), afin de soutenir un programme climatique jugé radical, par le biais de litiges, de lobbying et de campagnes de relations publiques visant à modifier la politique énergétique américaine et à réduire la dépendance aux énergies fossiles.
« Nous soumettons respectueusement qu’il existe des preuves substantielles selon lesquelles bon nombre des plus de 150 organisations basées aux États-Unis qui ont collectivement reçu près de 2 milliards de dollars de cinq organisations caritatives enregistrées à l’étranger agissent en tant qu’agents non enregistrés de dirigeants étrangers en s’engageant dans des efforts coordonnés de financement et de plaidoyer pour influencer la politique énergétique américaine et saper l’indépendance énergétique américaine. »
Austin Knudsen, procureur général du Montana
Outre le Montana, les procureurs généraux de l’Alabama, de l’Alaska, de l’Arkansas, de la Floride, de la Géorgie, de l’Idaho, de l’Indiana, de l’Iowa, du Kansas, du Kentucky, de la Louisiane, du Mississippi, du Nebraska, de l’Oklahoma, de la Caroline du Sud, du Dakota du Sud, du Texas et de la Virginie occidentale ont également signé la lettre adressée au ministère de la Justice.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des efforts menés par Austin Knudsen pour contrer l’influence étrangère sur la politique énergétique américaine. En décembre dernier, il avait déjà dirigé une coalition de 26 procureurs généraux pour demander au USDOJ d’enquêter sur des organisations militantes dans le domaine de l’énergie liées à la Chine, pour d’éventuelles violations de la loi FARA.