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Le recul du pétrole s’accentue avec les risques croissants d’excédents

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Le marché pétrolier sous tension avant la décision de l’OPEP+

Les cours du pétrole connaissent une légère baisse, signe d’une attention accrue portée à la réunion de l’OPEP+ prévue ce week-end. Le cartel et ses alliés devraient annoncer une nouvelle augmentation significative de la production, ravivant les attentes d’un marché mondial bien approvisionné pour la fin de l’année.

L’OPEP+ devrait confirmer son virage stratégique

Les regards sont tournés vers la prochaine rencontre de l’OPEP+ qui s’annonce déterminante pour l’équilibre du marché pétrolier. Les analystes s’attendent à ce que le groupe décide d’une nouvelle hausse importante de l’offre, estimée à 411 000 barils par jour pour le mois d’août. Cette décision s’inscrirait dans la continuité de la stratégie adoptée depuis avril, portant l’augmentation totale de la production à près de 1,8 million de barils par jour.

Si cette tendance se maintient, l’OPEP+ parviendrait à réintégrer la totalité des 2,2 millions de barils par jour initialement retirés du marché d’ici la fin du troisième trimestre, soit avec douze mois d’avance sur le calendrier prévisionnel. Ces augmentations substantielles devraient garantir un approvisionnement suffisant du marché mondial pour le reste de l’année, avec même un retour à un excédent notable au quatrième trimestre. L’évolution récente des prix du baril semble d’ailleurs confirmer cette focalisation du marché sur les perspectives d’offre.

Par ailleurs, la prime de risque géopolitique s’est nettement érodée à la faveur du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran. Le marché semble se rassurer face à la perspective d’un équilibre offre-demande confortable, soutenu par la capacité de production inexploitée de l’OPEP.

L’USDA revoit ses estimations de surfaces agricoles

Dans un autre registre, le Département américain de l’Agriculture (USDA) a publié ses dernières estimations concernant les surfaces agricoles pour 2025. L’agence anticipe une diminution des surfaces globales ensemencées, bien que la superficie dédiée au maïs devrait connaître une hausse.

Pour 2025, la prévision est de 95,2 millions d’acres pour le maïs, ce qui représente une augmentation par rapport aux 90,6 millions d’acres semés en 2024, mais reste légèrement inférieur à l’estimation précédente de 95,3 millions d’acres. En revanche, les surfaces consacrées au soja devraient reculer à 83,4 millions d’acres en 2025, contre 87,1 millions d’acres l’année précédente et 83,5 millions d’acres prévus en mars. Les estimations pour le blé ont également été révisées à la baisse, fixées à 45,5 millions d’acres, comparativement aux 46,1 millions d’acres de 2024 et légèrement au-dessus de la prévision de 45,4 millions d’acres.

Le rapport trimestriel de l’USDA sur les stocks révèle également que les stocks de maïs au 1er juin s’élevaient à 4 644 millions de boisseaux, soit une baisse de 7 % sur un an, ce qui correspond globalement aux attentes du marché (4 625 millions de boisseaux). Pour le soja, les stocks atteignent 1 008 millions de boisseaux, en hausse de 4 % par rapport à l’année précédente et supérieurs aux 974 millions de boisseaux anticipés par le marché. Les stocks de blé sont quant à eux de 851 millions de boisseaux, marquant une augmentation de 22 % sur un an et dépassant les estimations du marché d’environ 836 millions de boisseaux.

Par ailleurs, le dernier rapport de l’UNICA indique que le broyage de canne à sucre dans le centre-sud du Brésil s’est élevé à 38,8 millions de tonnes durant la première quinzaine de juin, enregistrant une baisse de 21,5 % par rapport à l’année dernière. Le broyage cumulé de canne à sucre pour la saison s’établit ainsi à 163,6 millions de tonnes, en recul de 14,3 % sur un an. La production de sucre a également chuté de 22 % en glissement annuel, atteignant 2,5 millions de tonnes durant la période étudiée. Environ 51,5 % de la canne ont été alloués à la production de sucre, une proportion en hausse par rapport à l’année précédente. La production cumulée de sucre depuis le début de la saison s’élève à 9,4 millions de tonnes, soit une diminution de 14,6 % sur un an.

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