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Le refus croissant d’injection de vitamine K augmente le risque de lésion cérébrale du nouveau-né

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Publié le 26 février 2026. Une étude révèle une augmentation inquiétante du refus de l’injection de vitamine K chez les nouveau-nés, exposant ces derniers à un risque accru de lésions cérébrales potentiellement mortelles ou invalidantes.

  • Les nourrissons qui ne reçoivent pas d’injection de vitamine K sont 81 fois plus susceptibles de développer des saignements liés à une carence en vitamine K.
  • Les taux de refus de cette injection augmentent, notamment aux États-Unis, au Canada et en Nouvelle-Zélande.
  • Le refus de la vitamine K est souvent associé à une hésitation plus large envers les soins de santé et à la désinformation.

Une revue systématique préliminaire, publiée le 26 février 2026, met en évidence une tendance préoccupante : de plus en plus de parents choisissent de ne pas faire administrer l’injection de vitamine K à leurs nouveau-nés. Cette vitamine, essentielle à la coagulation sanguine, est naturellement présente en faibles quantités chez les bébés à la naissance. L’injection vise à prévenir une maladie rare mais grave, le saignement par carence en vitamine K, qui peut entraîner une hémorragie intracérébrale (un type d’accident vasculaire cérébral) et des séquelles neurologiques permanentes, voire le décès.

Les résultats de cette étude seront présentés lors du 78e congrès de l’American Academy of Neurology, qui se tiendra du 18 au 22 avril 2026 à Chicago et en ligne. L’étude a analysé 25 études couvrant deux décennies de données mondiales, examinant les taux de refus de la vitamine K, l’incidence des saignements liés à une carence en vitamine K et leurs conséquences, ainsi que les raisons invoquées par les parents.

Les données révèlent une augmentation des refus dans plusieurs pays. Aux États-Unis, dans l’État du Minnesota, les taux sont passés de 0,9 % en 2015 à 1,6 % en 2019. En Californie, dans le Connecticut et dans l’Iowa, les taux de refus se situaient entre 0,2 % et 1,3 % en 2018 et 2019, avec plus de la moitié du personnel hospitalier signalant une augmentation des demandes de refus. Au Canada, en Nouvelle-Zélande et en Écosse, les taux de refus varient entre 1 % et 3 %, tandis que certaines maisons de naissance enregistrent des taux supérieurs à 30 %.

L’analyse des cas de saignements dus à une carence en vitamine K montre que 14 % des bébés sont décédés, 40 % ont souffert de troubles neurologiques à long terme (troubles cognitifs, convulsions, déficits moteurs) et 63 % ont présenté des hémorragies cérébrales. Les chercheurs ont également constaté que les parents qui refusaient la vitamine K étaient plus susceptibles de renoncer à d’autres protections de santé recommandées. Aux États-Unis, ils étaient 90 fois plus susceptibles de refuser à la fois le vaccin contre l’hépatite B et les médicaments oculaires préventifs contre les infections potentiellement aveuglantes. Au Canada, ils étaient 15 fois plus susceptibles de ne pas faire vacciner leur enfant avant l’âge de 15 mois, et en Nouvelle-Zélande, 14 fois plus susceptibles.

« La vitamine K à la naissance est sûre et efficace, et bien que le refus soit encore rare, les taux aux États-Unis restant inférieurs à 1 % dans la plupart des hôpitaux, notre étude a montré que ces dernières années, le nombre de parents refusant ce supplément pour leurs nouveau-nés a augmenté. Cette tendance est préoccupante car notre étude a également révélé que les bébés qui ne reçoivent pas d’injection de vitamine K sont 81 fois plus susceptibles de développer des saignements liés à une carence en vitamine K. »

Kate Semidey, MD, auteur de l’étude de la Florida International University, Miami

Les préoccupations exprimées par les parents incluent la douleur liée à l’injection, la présence de conservateurs et la croyance en des informations inexactes. Les chercheurs soulignent l’importance pour les professionnels de la santé de fournir des conseils prénatals clairs et précis afin d’aider les parents à comprendre les bénéfices de la vitamine K et à réduire le risque de lésions cérébrales évitables. Il est important de noter que cette étude a examiné des recherches existantes et n’a pas suivi les nourrissons dans le temps, ce qui limite la détermination du risque exact pour un bébé en particulier.

Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site de l’ Académie américaine de neurologie.

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