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Le régime alimentaire recommandé pour réduire les fractures dues à l’ostéoporose

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L’ostéoporose, cette maladie insidieuse qui fragilise les os sans prévenir, peut désormais être mieux gérée grâce à des ajustements de notre mode de vie. Une alimentation adaptée, l’exercice physique et quelques précautions au quotidien constituent des remparts efficaces contre les fractures, souvent le premier signe révélateur de la pathologie.

Le docteur Julio Maset, de Cinfa, insiste sur l’importance cruciale d’un régime alimentaire riche en calcium et en protéines pour freiner la progression de l’ostéoporose et réduire le risque de fractures. Il souligne que la maladie évolue souvent dans le plus grand silence, rendant la première fracture l’élément déclencheur de sa découverte. Si l’apport naturel de calcium, via les produits laitiers, les fruits, les légumes, les poissons, les crustacés et les fruits à coque, est privilégié, le recours à des compléments alimentaires sous contrôle médical reste une option.

La vitamine D joue également un rôle essentiel dans la fixation du calcium. Une exposition quotidienne de 15 à 20 minutes au soleil suffit généralement à en assurer une production adéquate. Par ailleurs, le tabac et l’alcool sont particulièrement nocifs pour la santé osseuse. L’alcool, en diminuant les réflexes, augmente le risque de chutes et, par conséquent, de fractures. Il est donc vivement conseillé d’arrêter de fumer et de modérer sa consommation d’alcool. Une consommation excessive de café ou de boissons caféinées est également déconseillée.

L’activité physique régulière est présentée comme le facteur de protection le plus important. Le docteur Maset encourage ainsi à « échapper à un mode de vie sédentaire » et à pratiquer 20 à 30 minutes d’exercice physique trois fois par semaine pour renforcer le squelette. Cependant, il recommande d’éviter les sports à risque de chute.

La posture au quotidien est un autre élément à ne pas négliger. Que ce soit en marchant, assis, allongé ou en se levant, une bonne posture contribue à la santé osseuse. Il est également conseillé d’être vigilant lors des déplacements, en particulier dans la rue. Éviter de marcher les jours de gel et privilégier des chaussures adaptées, à talons bas, peut prévenir les chutes.

À la maison, des aménagements simples peuvent grandement minimiser les risques de chutes, surtout chez les personnes âgées. Laisser les lumières allumées la nuit, retirer les objets potentiellement dangereux tels que les tapis, et installer des barres de sécurité dans la salle de bain, ainsi que des revêtements antidérapants sous la douche ou la baignoire, sont autant de mesures préventives efficaces.

Le docteur Maset rappelle également l’importance d’un suivi ophtalmologique régulier, car une bonne vision est un moyen essentiel de prévenir les chutes. En ce qui concerne les traitements médicamenteux, une vigilance extrême est requise avec les sédatifs qui peuvent engendrer somnolence et instabilité, particulièrement lors des levers ou des déplacements.

Détection précoce de l’ostéoporose

Au-delà de ces mesures préventives, le docteur Maset insiste sur la priorité absolue de diagnostiquer l’ostéoporose avant la survenue d’une fracture. « Pour y parvenir, aussi important que l’utilisation de médicaments, toujours sous prescription médicale, qui stoppent la perte de masse osseuse ou de suppléments de calcium et/ou de vitamine D, il est important de les intégrer dans notre vie quotidienne des habitudes de vie saines telles que suivre une alimentation riche en aliments riches en calcium, pratiquer régulièrement de l’exercice physique et prendre soin de notre posture corporelle », explique-t-il.

Il précise que le pic de masse osseuse est généralement atteint vers 30 ans. Après cet âge, la résorption osseuse peut dépasser la formation, un phénomène qui touche davantage les femmes, notamment après la ménopause.

« L’ostéoporose réduit la densité et la qualité des os, qui deviennent plus poreux : il y a plus d’air à l’intérieur et le nombre et la taille des cavités augmentent, ce qui fragilise le squelette et augmente le risque de fracture. Dans les cas les plus avancés, il suffit de se pencher, de tousser ou d’éternuer pour qu’une vertèbre se brise, provoquant des douleurs très aiguës dans le dos et provoquant sa déformation. Dans de nombreux cas, il s’agit de microfractures », conclut-il.

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