Home Santé Le régime répond par la censure à la plainte d’un journaliste pro-gouvernemental concernant les décès dus au chikungunya à Matanzas

Le régime répond par la censure à la plainte d’un journaliste pro-gouvernemental concernant les décès dus au chikungunya à Matanzas

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Publié le 2025-10-12 15:45:00. La chaîne d’État Radio 26 de Matanzas a choisi de défendre le gouvernement cubain face aux révélations d’une journaliste sur la crise sanitaire dans la province. Le média public a publié un communiqué tentant de discréditer le témoignage de Yirmara Torres Hernández, qui avait dénoncé des décès dus au chikungunya, contredisant ainsi la version officielle.

  • Une journaliste d’État accuse le gouvernement cubain de dissimuler des décès liés au chikungunya à Matanzas.
  • Radio 26 de Matanzas réplique en tentant de discréditer le témoignage de la journaliste, l’accusant de manipulation.
  • Le communiqué officiel minimise la prise de parole de la journaliste et réaffirme la transparence du système de santé cubain.

C’est sur le profil Facebook personnel d’Odalys Oriol Miranda Suárez, directrice provinciale de la Radio de Matanzas, qu’a été diffusé le communiqué de Radio 26. La publication tente de minimiser le témoignage de Yirmara Torres Hernández, journaliste travaillant pour la radio d’État elle-même. Ce dernier avait publiquement alerté sur la présence de décès causés par le chikungunya dans sa communauté, une affirmation en contradiction directe avec le discours officiel qui nie tout lien entre l’épidémie actuelle et la mortalité.

Le texte de Radio 26 accuse des « plateformes numériques étrangères » de « manipuler » et de « sortir de son contexte » une publication personnelle de Mme Torres. « Il s’agit d’une ‘plainte’ contre le système et ne reflète pas une préoccupation légitime », affirme le communiqué, cherchant ainsi à délégitimer le témoignage de la journaliste et à s’aligner sur la ligne narrative de l’État cubain. La station a également précisé que la communicatrice n’occupait pas de poste de direction, une tentative évidente de réduire son influence et sa crédibilité.

Dans son message officiel, la radio défend le rôle des autorités et assure que le système de santé cubain œuvre avec transparence et engagement. Si l’existence d’épidémies de dengue et de chikungunya a été reconnue, toute dissimulation de décès a été catégoriquement niée. Une fois de plus, le régime cubain a attribué les défaillances du système de santé à l’embargo américain, sans toutefois aborder les problèmes criants de manque de contrôle épidémiologique, d’insalubrité et de détérioration structurelle qui frappent la province de Matanzas.

Une voix qui dérange le pouvoir

Le message de Yirmara Torres, pourtant journaliste liée à la radio d’État de Matanzas, était un témoignage poignant. Elle y racontait le décès du voisin de son fils, atteint du chikungunya dans un contexte de maladie préexistante. « Il n’y a pas de morts, mais il y en a », avait-elle écrit, faisant une allusion directe à la rétention d’information officielle sur les décès liés à l’épidémie. Mme Torres avait également critiqué le manque de réactivité du système de santé et les conditions de vie qui exacerbent la crise : pénurie de médicaments, d’eau, absence de fumigation et insalubrité croissante rendant le contrôle du moustique vecteur quasi impossible.

« Nous vivons dans un stress constant, mal nourris, immunodéprimés… Les nuits sont pleines de moustiques, de rats et de cafards. Quel contrôle anti-vectoriel y aura-t-il comme cela ? », s’interrogeait-elle. La journaliste, qui avait elle-même contracté le chikungunya peu de temps auparavant, avait déjà tiré la sonnette d’alarme sur les risques d’un abandon institutionnel. Son message n’était pas une attaque frontale contre le système, mais un appel désespéré lancé depuis l’intérieur même de l’appareil d’information de l’État.

Faire taire le problème ne le résout pas

La réponse de Radio 26 ne s’attaque pas aux causes profondes de la crise sanitaire, mais cherche plutôt à en maîtriser l’impact politique. Au lieu de s’attaquer aux racines de l’effondrement, l’appareil officiel se concentre sur le discrédit d’une publication personnelle, comme si le véritable problème était le témoignage et non les vies perdues. Cuba s’enfonce dans une crise épidémiologique qui s’ajoute aux crises économique, alimentaire, énergétique et migratoire. Pourtant, le régime préfère continuer à falsifier les chiffres et à dissimuler les témoignages, même lorsqu’ils émanent de son propre appareil de communication.

Alors que les hôpitaux s’effondrent et que les familles enterrent leurs morts sans réponses ni statistiques fiables, la priorité semble rester la sauvegarde de l’image, plutôt que celle des vies humaines. Dans ce contexte, une aide matérielle a été acheminée : la Suisse a fait don d’un conteneur de matériel médical à l’hôpital chirurgical clinique Comandante Faustino Pérez de Matanzas, une aide cruciale face à l’effondrement sanitaire et au manque de ressources dans la province.

Quelles sont les plaintes les plus graves concernant la crise sanitaire à Matanzas ?

La journaliste Yirmara Torres Hernández a rapporté des décès dus au chikungunya dans leur communauté, contredisant les versions officielles qui nient les décès. Ces plaintes mettent en évidence le manque de médicaments, d’eau et de fumigation, ainsi que les mauvaises conditions de vie qui aggravent la situation sanitaire dans la province.

Comment le gouvernement cubain a-t-il répondu aux plaintes concernant l’épidémie de chikungunya ?

Le gouvernement cubain, à travers les médias officiels comme Radio 26 de Matanzas, a tenté de discréditer les allégations du journaliste Yirmara Torres, les décrivant comme manipulés et hors de leur contexte. Par ailleurs, le ministre de la Santé a publiquement nié l’existence de décès liés à l’épidémie.

Quelles conditions ont favorisé la crise épidémiologique à Matanzas ?

L’accumulation d’ordures, le manque d’assainissement et les coupures de courant Ce sont des conditions qui ont favorisé la prolifération du moustique Aedes aegypti, transmetteur du chikungunya. En outre, la pénurie de médicaments et l’absence de contrôle anti-vecteur ont rendu difficile la gestion de l’épidémie.

Quel rôle la communauté internationale a-t-elle joué dans la crise de Matanzas ?

En pleine crise sanitaire, La Suisse a fait don d’un conteneur de matériel médical à l’hôpital chirurgical clinique Comandante Faustino Pérez de Matanzas. Cette aide est cruciale compte tenu de l’effondrement sanitaire et du manque de ressources signalé dans la province.

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