Home Accueil Le retour de Trump au pouvoir a entraîné des changements drastiques dans l’application des lois sur l’immigration.

Le retour de Trump au pouvoir a entraîné des changements drastiques dans l’application des lois sur l’immigration.

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L’administration Trump affiche une politique migratoire intransigeante, marquée par une forte baisse des arrivées à la frontière sud des États-Unis et une augmentation significative des arrestations par les services de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Ces efforts, qui ont coûté 45 milliards de dollars (environ 37,5 milliards d’euros), suscitent toutefois des critiques quant à leurs méthodes et à leur impact sur les droits des migrants.

Selon les données compilées par le Transactional Records Access Clearinghouse, le pourcentage de demandeurs d’asile dont la demande a finalement été rejetée par le tribunal a augmenté de 22,5 % au cours de la première année du deuxième mandat de Trump. En décembre 2024, le nombre d’arrestations à la frontière s’élevait à un peu plus de 46 000, contre près de 250 000 en décembre 2023. En janvier 2026, ce chiffre était tombé à 6 070.

L’ICE a considérablement intensifié ses opérations. En décembre 2024, l’agence avait enregistré 8 507 arrestations. Ce nombre a grimpé à 17 000 en février 2025, approchant les 30 000 en juin et atteignant 32 771 en septembre, selon les données du Deportation Data Project de l’Université de Californie à Berkeley. Parallèlement, le nombre de personnes détenues dans les centres de détention de l’ICE a augmenté, passant d’une moyenne quotidienne d’un peu moins de 40 000 en décembre 2024 à 70 000 en février 2026.

Une part croissante des arrestations concerne des personnes sans casier judiciaire. À la mi-octobre 2026, environ 55 % des personnes arrêtées par l’ICE avaient un casier judiciaire, contre 86 % juste avant l’entrée en fonction de Trump. L’administration justifie ses expulsions en affirmant qu’elle cible les « pires des pires », mais les critiques soulignent que de nombreuses arrestations concernent des infractions mineures, comme le vol à l’étalage.

L’administration Trump a investi massivement dans le contrôle de l’immigration, avec 45 milliards de dollars alloués par le Congrès. 30 milliards de dollars sont destinés au recrutement de 10 000 agents d’expulsion et 46 milliards supplémentaires à l’achèvement du mur frontalier promis par Trump lors de son premier mandat. Des fonds supplémentaires sont alloués à l’embauche d’agents des douanes et de la protection des frontières, ainsi qu’au renforcement des tribunaux d’immigration.

Ces politiques interviennent dans un contexte de tensions vives, notamment à Minneapolis et Chicago, où des manifestations ont éclaté contre les tactiques des agents fédéraux. En janvier 2026, deux citoyens américains ont été abattus à Minneapolis, suscitant une large opposition à l’opération et à la manière dont les agents d’immigration exécutent le mandat du président républicain.

« Aujourd’hui, notre frontière est sécurisée », a déclaré Trump au Congrès lors de son discours sur l’état de l’Union. « Nous avons désormais, de loin, la frontière la plus solide et la plus sûre de l’histoire américaine. Au cours des neuf derniers mois, aucun étranger illégal n’a été admis aux États-Unis. »

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