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Le secrétaire aux Affaires appelle à l’investissement, à l’innovation et à la prospérité régionale

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Au cœur des West Midlands, lors du premier sommet régional sur l’investissement depuis la publication de la Stratégie industrielle moderne, l’heure était à la mobilisation pour relancer la croissance économique britannique. Un appel clair a été lancé pour inverser une tendance de « faible croissance » qui pénalise le pays, ses services publics et la prospérité de ses citoyens.

Une croissance retrouvée pour la prospérité nationale

Les West Midlands, terreau d’une riche histoire industrielle et porteuse d’un avenir dynamique, ont accueilli ce sommet dans un lieu symbolique. C’est ici, dans cette région considérée comme un pôle d’excellence pour les secteurs de croissance, que le message d’une relance économique ambitieuse a résonné. Le maire de la région métropolitaine, Richard Parker, a été salué pour son rôle moteur dans le développement local et la stimulation des investissements et de l’emploi.

« L’investissement régional est important parce que la croissance économique est importante : pour la richesse et les emplois qu’elle crée, pour les services publics qu’elle alimente, pour la prospérité future qu’elle génère pour nos nations, nos régions et nos communautés », a souligné un intervenant lors de l’événement.

Les infrastructures, leviers de croissance

La visite attendue du chantier HS2 à Curzon Street, impressionnant même de loin, illustre le potentiel de l’investissement dans les infrastructures. Le projet HS2, à lui seul, promet d’injecter 10 milliards de livres sterling (environ 11,8 milliards d’euros) dans l’économie régionale au cours de la prochaine décennie, tout en favorisant la création de 40 000 nouveaux logements et plus de 30 000 emplois.

Un diagnostic national : l’ombre de la faible croissance

Le discours a dressé un constat alarmant : depuis la crise financière de 2008, les économies occidentales luttent contre un mal persistant : la faible croissance. Le vieillissement de la population, la stagnation de la productivité et les tensions commerciales mondiales exacerbent ce phénomène. Les taux de croissance moyens, autrefois compris entre 2% et 3% dans des pays comme les États-Unis et l’Europe, sont aujourd’hui structurellement plus bas.

Au Royaume-Uni, l’impact est tangible. Sans les crises récentes, le PIB serait aujourd’hui supérieur de 21%, générant 240 milliards de livres sterling (environ 283 milliards d’euros) de revenus supplémentaires annuels pour les services publics, et le salaire moyen aurait augmenté de 7 000 livres sterling (environ 8 250 euros) par an.

« La croissance économique est la voie vers une cohésion communautaire plus forte, une plus grande prospérité personnelle, une amélioration du service public et la garantie du renouveau national de la Grande-Bretagne. »

Un plan d’action pour une croissance retrouvée

Face à cette « crise de croissance nationale », le gouvernement assure avoir déjà pris des mesures pour stabiliser l’économie, attirer des investissements, conclure de nouveaux accords commerciaux et prendre des décisions difficiles. Cependant, l’urgence de la situation appelle une réponse nationale à la hauteur des défis.

L’objectif est clair : éviter une croissance trop faible, trop lente et trop déséquilibrée régionalement. Pour cela, une approche axée sur le soutien aux entreprises britanniques, la relance de l’innovation et la création d’un environnement propice à l’entrepreneuriat est privilégiée. L’exemple de Jaguar Land Rover, soutenu par une garantie de financement de 1,5 milliard de livres sterling (environ 1,77 milliard d’euros) via UK Export Finance, démontre la détermination du gouvernement à agir de manière décisive pour la sauvegarde des intérêts nationaux.

Politiques favorables aux entreprises et réformes réglementaires

La stratégie repose sur plusieurs piliers :

  • Mise en place de politiques favorables aux entreprises, incluant un système fiscal compétitif, une réglementation allégée et des incitations à l’investissement.
  • Promotion d’un commerce mondial libre et équitable, renforçant les liens commerciaux avec l’Europe, les États-Unis, l’Asie et les marchés émergents.
  • Investissement ciblé dans des secteurs à forte croissance tels que la fabrication de pointe, les industries créatives, les sciences de la vie, les énergies propres, la défense, le numérique, les services professionnels et financiers.

La British Business Bank se voit confier un nouveau mandat stratégique avec quatre priorités : soutenir les entreprises des huit secteurs clés, améliorer l’accès aux marchés financiers pour les PME, libérer le potentiel des territoires et mobiliser le capital institutionnel. Une initiative de capital de croissance de 4 milliards de livres sterling (environ 4,7 milliards d’euros) sera spécifiquement dédiée aux secteurs prioritaires.

Une révolution réglementaire pour libérer l’entrepreneuriat

Dans un effort pour délester les entreprises des contraintes administratives, le gouvernement s’engage à simplifier et rationaliser la réglementation. Une révision des normes existantes sera menée, avec une volonté de supprimer les règles inutiles qui freinent l’activité économique.

« Nous n’édulcorerons pas le problème. Nous allons nous en occuper. Et le paquet global annoncé aujourd’hui par la Chancelière montre que nous pensons vraiment ce que nous disons », a-t-on affirmé.

Un programme d’évaluations indépendantes des principaux régulateurs sera lancé, à commencer par l’Office of Rail and Road. L’objectif est d’identifier et de supprimer les redondances, les chevauchements et les dysfonctionnements. La suppression du British Hallmarking Council et le transfert de ses fonctions au département concerné illustrent cette volonté de réforme.

« Là où leur rôle est redondant, nous y mettrons fin. Il ne s’agit pas d’une approche ‘une entrée, une sortie’, mais plutôt d’un ‘pas de rôle, pas de régulateur’. C’est aussi simple que ça. »

Ces mesures s’inscrivent dans une démarche plus large visant à bâtir une Grande-Bretagne favorable aux entreprises, créatrice de richesse et synonyme de croissance. L’objectif est de mettre fin à une ère de faible croissance et d’initier une décennie de renouveau national.

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